Le 21 avril 2017, à 20h45 conférence de Dominique Lambert de La Douasnerie à Paris (Centre Bergère, 9, rue bergère - Paris IX), sur le thème: Le général Bonchamps. Sa vie et sa grâce aux prisonniers républicains. Entrée libre.

dimanche 24 novembre 2013

Ephémérides du samedi 23 novembre 2013 et du dimanche 24 novembre 1793.

Nicolas Stofflet

   Samedi 23 novembre 1793


  - Le gouvernement fait fermer toutes les églises parisiennes.

  - Nouvelles de l'outre-Loire - Après la bataille d'Antrain, dans la nuit du vendredi 22 au 23 novembre, le Conseil de guerre de l'armée catholique et royale, contraint par les paysans, décide de prendre la route d'Angers par Fougères et Laval, comme l'avait proposé Stofflet. Ce dernier entraine les vendéens vers Fougères qui est occupé, le soir-même, sans résistance. En l'église Saint-Léonard les vendéens font chanter un Te Deum d'actions de grâces pour toutes les victoires qu'ils venaient de remporter. Mais, nous dit l'abbé Deniau, "ce fut plutôt une cérémonie de deuil qu'une fête de joie, car leur situation déchirante contrastait avec les chants de triomphe".
   

   Dimanche 24 novembre 1793


   - Sur la proposition de Fabre d'Eglantine, la Convention, adopte le calendrier révolutionnaire.
   - Nouvelles de l'outre-Loire : les vendéens passent "un jour franc" à Fougères.

vendredi 22 novembre 2013

Un soldat vendéen, Jean Le Tertre dit Mayence, et sa femme Perrine-Marie Rochard, infirmière des Vendéens

  Perrine-Marie Rochard fut reconnue par MM. les généraux de Bonchamps et autres des armées royales pour être la première dans l’hôpital de Cholet qui donna des soins aux blessés.
Elle naquit et fut baptisée à St Pierre de Chemillé le 6 juillet 1765. Fille de HH (honorable homme) Pierre Rochard, marchand-fabricant (soldat vendéen, il sera tué « dans les premières campagnes de la Vendée »), et de demoiselle Marie Leroy. Son parrain fut HH Pierre Rochard, marchand, de la paroisse de Thouarcé (Perrine était donc très probablement une parente de Rochard, le capitaine Vendéen de Thouarcé). Savait écrire.
   A Saint-Pierre de Chemillé où ils résidaient au moment de la révolution, les Rochard vivaient très « à leur aise », ils "possédaient une maison qui renfermait un mobilier considérable et un magasin de fer". La "maison fut et le fer employé pour les besoins de l'armée Vendéenne ». Les Rochard possédaient aussi, à Saint-Aubin-de-Luigné, quelques biens qu'ils perdirent pendant la révolution : "deux maisons (...) et plusieurs quartiers de vignes (ces vignes furent "anéanties par un campement très long »).
  Durant la première campagne Vendéenne, Marie Rochard avait déjà été employée à soigner les malades et blessés de l'armée vendéenne - Bondu, chevalier de la légion d'Honneur; Denay fils; Nassivet, etc – certifièrent à Chemillé le 24 décembre 1823, que Marie Rochard avait "rendu les plus grands services à l'humanité souffrante en prodiguant ses charitables soins aux braves et fidèles soldats blessés dans les combats des guerres royales de Vendée. elle a formé elle-même différents hôpitaux dans le Poitou et l'Anjou et (...) elle a toujours été attachée aux petits soins des blessés qui ont trouvé de grands secours dans ses soins et (.. ) la dite dame Letertre a supporté toutes les peines, fatigues et dangers de la guerre, et nous avons dans notre pays bien des hommes qui lui sont redevables de la vie par ses soins".
Nicolas Stofflet et le docteur Baguenier-Desormeaux
visitent l'hôpital de la forêt de Maulévrier
(Vitrail du Pin-en-Mauges)
  

Un document précise que Marie Rochard "resta à Chemillé avec sa mère, un frère et une sœur. Le frère fut tué au Mans et les trois femmes survécurent". Cependant, Bondu ; Denay fils; Nassivet; etc affirmèrent sous la Restauration, que Marie Rochard avait passé la Loire avec l'armée royale de la Vendée « pour prodiguer ses charitables soins aux braves et fidèles combattants vendéens qui ont fait de bon cœur le sacrifice de leur vie pour la cause sacrée de 1'autel et du Trône ».
   Plus tard, Marie Rochard "suivra" les "hôpitaux pour soigner les royalistes blessés". Un document précise encore qu'après "la fameuse déroute du Mans, (Marie Rochard) ne cessa de continuer ses soins aux malheureux fugitifs Vendéens qui erraient dans les bois et forêts". Pendant ce temps, ajoute le même document, "elle eut le malheur de tomber entre les mains des républicains qui la conduisirent dans les prisons de la ville de Nantes, d'où elle n'est sortie que par une protection particulière".
   A Chemillé, le 20 vendémiaire an 7 - jeudi 11 octobre 1798 - Perrine Rochard épousait Jean Letertre, cultivateur, 33 ans, demeurant à Saint-Mars-du-Désert (Loire-Inférieure), où il était né le 2 mars 1765. Il était le fils de Jean Letertre, laboureur, et de Louise Peloteau, demeurant à la Boissière en Saint-Mars-du-Désert.
Jean Letertre avait combattu en Vendée, dans l'armée du général de Bonchamps, puis, après la campagne d'outre-Loire (ou après la pacification de 1795 ? ) avait rejoint les chouans sur la rive droite de la Loire.
   Il servit d'abord comme capitaine, puis comme commandant dans la troisième division de l'armée de Haute-Bretagne commandée par Monsieur de Scépeaux. Cette division à laquelle appartenait Letertre - celui-ci était connu sous le sobriquet de Mayence - était commandée par René-Victor-Joseph Palierne de la Hunaudaie (celui-ci avait été destitué, en 1792, de sa place de receveur à Ancenis. On a dit qu'il avait été initié aux projets de la Rouërie) et comptait plus de 4000 hommes. Elle tenait au moins jusqu'à l'Erdre, les pays d'Ancenis, de Ligné, de Niort et de Carquefou, menaçant directement Nantes.
   Outre Jean Letertre dit Mayence, les principaux officiers de Palierne étaient : de la Houssaie, Hardou, Mourin de l'Herbaudière, d'Espitven, Le Douarin et Louis-Julien Rousseau. Précédemment Palierne avait été, en 1794, chef de division sur la rive gauche de la Loire, dans l'armée du général Stofflet (CF. Arthur du Chêne, Notes particulières sur les faits et circonstances qui ont eu lieu pendant la guerre des chouans de l’armée dite du Bas-Anjou et Haute-Bretagne, Angers, Lachèse et Cie, 1899, pp. 164-165, note - sur Palierne, voir Alfred Rouxeau, Un chef chouan du pays nantais ; Palierne, préface de Marcel Giraud-Mangin, Nantes, L. Durance, 1927 ; Abbé Bourdeaut,  Maumusson pendant la Révolution (...), Nantes, sd 1928. en 1799, l’armée dite de Haute-Bretagne sera commandée par D'Andigné et la troisième division de cette armée deviendra la 4e division, toujours commandée par Palierne.
   En 1814 un état des officiers royalistes qualifie Le Tertre - ainsi écrivait-on son nom des (et peut-être avant) la première Restauration - de lieutenant-colonel. Ce même document précisait que Le Tertre était cultivateur à Chemillé « peu aisé (et) chargé d'une nombreuse famille". Le Tertre demandait la "confirmation de son grade et une pension". Cette demande fut favorablement accueillie puisque le rédacteur de ce document précisait dans la colonne observation : “Bon officier, fort estimable, a fait toutes les guerres". (J. Crétineau-Joly, Histoire de la Vendée Militaire, édition nouvelle et illustrée (...) annotée et augmentée d'un 5e volume par le R.P. Jean-Emmanuel B. Drochon, Paris, maison de la Bonne-Presse, (réimpression, Paris Montpensier, 1973, p. 155).
Le préfet de Maine-et-Loire promit de s'occuper de l'aîné des enfants de Le Tertre. Le 2 novembre 1814, l'épouse de Le Tertre écrivait au préfet : "A la promesse, Monsieur le Comte, que vous avez eu la bonté de me faire lors de votre passage à la Sorinière, commune de Chemillé, de placer dans un lycée ou collège l'aîné de mes enfants âgé de 13 ans, étant en cinquième, je vous supplie humblement, Monsieur le Comte, de vouloir bien vous intéresser à moi". Le 26 novembre de la même année, elle insistait auprès du Préfet : 'Mère de quatre enfants en bas âge, étant sans fortune, je désirerai leur donner de l'éducation. J'ai l'honneur de vous prier, Monsieur le Comte, de vouloir bien vous intéresser à eux et leur faire obtenir des places gratuites dans une maison d'éducation, ce qui me récompenserai de mes services que j'ai rendu à l'humanité souffrante dans l'armée royale (...) J'ai la douce confiance Monsieur le Comte, en votre bonté".
   J'ignore si Le Tertre reprit les armes en 1815. Cependant, toujours en butte aux ennemis de la monarchie, sa maison fut pillée pendant les Cent-jours.
Le Tertre quitta l'agriculture pour devenir “vitrier et peintre en bâtiment", profession qu'il abandonna lorsque la monarchie lui accorda, comme "chef de bataillon retraité" une pension de 900 F (qu'il touchait déjà en 1821), “les décorations de Saint-Louis (23 octobre 1822) et de la Légion d'Honneur“ et, enfin, des lettres de Noblesse. ll cessa donc "son état de peintre vitrier pour vivre d'une manière conforme à sa nouvelle position dans la société ». Cependant, Le Tertre se trouva bientôt "réduit a des moyens d'existence vraiment insuffisants", malgré sa pension de 900 F et un revenu personnel de 120F.
   Le ménage Le Tertre – qui jouissait de « l'estime public » avait 4 enfants. En 1823, l'ainé des fils était militaire en activité de service (deux ans plus tard on le retrouvera tisserand), le cadet était “étudiant ecclésiastique à Beaupréau au compte de l’Évêque d'Angers. Les deux demoiselles (vivaient) avec leur père et (étaient) à sa charge".
   En 1825 la situation des Le Tertre était restée la même : "Cette famille est dans la gêne, écrivait un fonctionnaire, et la femme entrevoit un triste avenir, car son mari est d'une complexion qui tend à l'apoplexie qui le rend impropre à aucun travail". Ce fonctionnaire ajoutait : le mari "né cultivateur (...) n'a aucun métier" (on a vu plus haut pourquoi).
   Dès 1827 (et peut-être avant), l'Association Paternelle des Chevaliers de Saint-Louis accordait à Le Tertre une pension de 300 F (à cette date notre officier réclamait toujours l'augmentation de sa pension accordée par l'Etat).
   Jean Le Tertre et Perrine-Nicole-Marie Rochard eurent quatre enfants :
    - Olive-Marie Le Tertre, née à Chemillé le 11 fructidor an 7 - mercredi 28 aout 1799. Epousa à Chemillé, le 16 octobre 1851, Marie Humeau, marchand, 25 ans, né à La Pommeraye le 22 juin 1806, fils de Marie Humeau, aussi marchand, et de Louise Bossau (ou Bosseau), demeurant au bourg de La Pommeraye (présent au mariage : Pierre-Auguste Ruais, prêtre, desservant de la dite commune de La Pommeraye, trente ans, cousin de l'épouse). Olive-Marie Le Tertre mourut au bourg de La Pommeraye le 3 décembre 1850.
    -Victoire-Augustine Le Tertre, épouse de François Mathurin Tricoire, greffier du Tribunal civil de Beaupréau.
    - Sébastien-Jean Le Tertre, commerçant à Lyon en 1850.
    - Hippolyte Le Tertre, religieux à la Trappe, département de l'Orne (en 1850).

   Perrine-Nicole-Marie Rochard, propriétaire, 82 ans, mourut à Chemillé, quartier des halles, le 2 septembre 1847.
   Jean Le Tertre mourut à Beaupréau, auprès de son gendre Tricoire, le 18 avril 1850.

   Extrait de Paroisse et Soldats de l'armée vendéenne, par Dominique Lambert de la Douasnerie 
(2010, Angers, 1985, pp. 91 à 95 - reproduction interdite)

jeudi 21 novembre 2013

Ephéméride du 21 novembre 1793

   En outre-Loire, première bataille de Dol. Belle attitude de l'abbé Jacques-Louis Doussin, né et baptisé à Saint-Georges-des-Coteaux, près de Saintes, fils de Louis Doussin, Maître chirurgien, et de Marguerite Chéron.
   Jacques-Louis Doussin, prieur de Sainte-Marie-Isle-de-Ré, refusae le serment. Il rejoint la Vendée en 1792, et se joint aux "Brigands" au cours des premiers mois de l'insurrection. Il suivra l'armée dans son périple outre-Loire.
   A la bataille de Dol, l'abbé Doussin monta sur un tertre et éleva un crucifix pour arrêter les vendéens en fuite et les faire revenir au combat. Il leur cria : " Mes enfants, je marcherai à votre tête avec la croix ; que ceux qui veulent se battre se mettent à genoux, je vais donner l'absolution aux braves ".  Biblio – Bernard Sebileau, L'étonnant abbé Doussin. Héros de la Virée de Galerne. Prêtre de la Petite-Eglise, Saint-Hilaire de Riez, 1995.
   La première bataille dure sept heures. Une deuxième bataille, aussi meurtrière, a lieu dans la nuit du 21 au 22 novembre. Pour Chateaubriand, Dol est "la plus grande bataille qui se soit livrée entre les Français. C'est aussi la plus grande victoire gagnée par Henri de La Rochejaquelein, le généralissime de vingt ans.

mercredi 20 novembre 2013

Dimanche 19 janvier 2014 – Messe pour Louis XVI et des victimes de la Révolution

 

   Comme l'an dernier, la messe pour Louis XVI et des victimes de la Révolution, offerte par la Vendée Militaire, aura lieu à Chemillé, chapelle Saint-Joseph, (141, rue du Presbytère), le dimanche 19 janvier, à 10h30 (messe chantée). A 13h00 aura lieu un déjeuner au restaurant le Bignon, à Saint-Lambert-du-Lattay (37, rue de la Belle Angevinière), suivi d'une conférence de Dominique Lambert de La Douasnerie, président de l'association Vendée Militaire, sur le thème : La mort de Louis XVI et la Vendée. Pour tous renseignements : 02.41.39.25.36

Ephéméride du 20 novembre

   Le 20 novembre 1792

  * Aux Tuilleries, le serrurier Germain force la serrure de l'Armoire de fer.

   Le 20 novembre 1793

 * Une lettre datée de ce jour précise que Thouarcé (Maine-et-Loire) était "réduit en cendres."
 * Le curé-jureur de Roussay, l'abbé Deboueix, renonce, par une déclaration publique, à l'état ecclésiastique.
  * En outre-Loire, l'armée catholique et royale entre à Dol sans combattre.

dimanche 17 novembre 2013

Petits échos du temps de la Constitution civile du clergé

   Le mardi 15 novembre 1791, la municipalité de Montrevault dénonce au procureur syndic de Saint-Florent une procession d'environ 450 personnes arrivées à onze heures du matin à Montrevault. Cette procession est de Vallet et se dirige vers Saint-Laurent-de-la-Plaine. L'autorité municipale de Montrevault, s'étant transportée sur la place publique pour la voir passer, lui représente que son attroupement est contraire au décret. Avertie de se séparer, elle continue sa marche et son chant. Quelques-uns interpellés refusent de donner leurs noms ; un seul est reconnu, un cordonnier de Vallet, nommé Fleury-Durand.
   La municipalité de La Pommeraye dénonce le même jour une autre procession de 30 personnes venant du Mesnil, ayant deux porteurs de cierges à leur tête. On reconnaissait Bondu aîné, tonnelier, maître d'école du Mesnil, et oncle de l'abbé Cruon, curé réfractaire de la même paroisse ; Mompas, métayer aux Côteaux, du Mesnil. On avait déjà signalé comme "chefs de procession" Jean Brossay, meunier, et Jean Malinge, fermier de Vaugirault, ce dernier "parfaitement connu pour son zèle infatigable à porter un cierge d'une grosseur considérable".
   On venait de partout à Notre-Dame de Charité, en Saint-Laurent-de-la-Plaine, où la Vierge apparaissait dans un chêne. Catherine et Marie Oger, Perrine Boulestreau, et Mme Bourel, femme d'un médecin de Saint-Laurent-sur-Sèvre., furent témoins des apparitions. Le 18 novembre 1791, une religieuse de Saint-Laurent-sur-Sèvre, écrivait à une religieuse de Nantes :
   "Mardi dernier (15 novembre 1791), nous avons eu dans notre église un spectacle aussi édifiant qu'attendrissant. Nos voisins ont fait un cierge de dix pieds de haut et gros en proportion. Ce cierge a trois branches en l'honneur de la Sainte Trinité. Au milieu du cierge est un christ en cire et une vierge aux pieds du christ ; plusieurs rubans noirs sont attachés au cierge. Je leur ai demandé la raison de tout cela ; ils m'ont dit que c'était pour prouver le deuil qu'ils avaient dans le cœur des outrages faits à notre religion et aux bons prêtres."
    Le même jour à huit heures, "ils firent dire la messe dans notre église (...) Au commencement de la messe ils entrèrent au nombre de 500 personnes avec le cierge (...) A la fin de la messe, ils allèrent à l'entour du cimetière chantant les litanies de la sainte Vierge et des saints, et ils partirent à jeun".
    Ils partirent pour se rendre à six lieues, "où était la chapelle de la sainte Vierge, qu'on a démolie" [au matin du lundi 29 août 1791] "et où la sainte Vierge parait depuis plusieurs mois" [depuis la mi-septembre 1791] "dans un chêne, à cinq ou six pieds de l'emplacement de la chapelle". Les pèlerins arrivèrent à huit heures du soir. Ils firent leurs prières sur les ruines de la chapelle. "Les habitants du lieu vinrent les prier de passer la nuit chez eux. Les femmes y furent, et les hommes restèrent à passer la nuit au pied du chêne, mais il ne virent pas la sainte Vierge. Le matin [du 16 novembre] les femmes s'y rendirent. Trois processions y étaient arrivées, la nuit. Il y en avait une de 22 lieues, et ils avaient trois jours de marche. Tous se prosternèrent à terre, pleurant amèrement, ne voyant pas la sainte Vierge, mais seulement comme une étoile. Enfin, redoublant leurs prières, cette sainte Vierge leur apparut tenant son divin fils dans les bras. Elle se rendit visible à tous (...), M. Bourel, le médecin, vient de nous dire que son épouse y avait été et qu'elle avait vu sur le chêne une couronne d'étoiles pareilles à celles du firmament. Il connait deux prêtres qui y sont allés et qui ont vu la sainte Vierge, de la grandeur d'un pied et demi, et brillant comme un soleil".
   Cette lettre a été publiée intégralement par le R.P. Dom François Chamard dans, Les Origines et les responsabilités de l'insurrection vendéenne, Paris, 1899, pp.417 et 418.


samedi 16 novembre 2013

Un jeu de stratégie sur les guerres de Vendée

http://vaevictis.histoireetcollections.com/article/18290/encart-jeu-pour-dieu-et-pour-le-roy-notre-jeu-complet-avec-regles-cartes-et-planche-de-pions.html

  Vae Victis, la revue du jeu d'histoire tactique et stratégique (Histoire et Collections, 5 avenue de la République, 75 541 Paris Cedex 11 Tel: 01.40.21.18.20), propose toujours son excellent n°60 (janvier-février 2005) au prix de 7,5 €. Ce numéro contient un jeu complet en encart consacré aux guerres de Vendée : Pour Dieu et pour le Roy. Une bonne idée de cadeau pour Noël.

jeudi 14 novembre 2013

Très courts extraits du DVD en préparation de notre magnifique journée du 19 octobre 2013, en l'honneur de Sébastien Cady



Voici quelques courts extraits du DVD de notre belle journée du 19 octobre dernier à Saint-Laurent-de-la-Plaine,  en l'honneur de Sébastien Cady, colonel, chirurgien et poète de l'armée vendéenne.
 Au sommaire de ce DVD : Évocation de Dominique Lambert à la Chapelle Notre-Dame de Charité. La restauration de la tombe Cady, Inauguration de la plaque commémorative, offerte par la Vendée Militaire, sur la maison où mourut Sébastien Cady. Le déjeuner. La visite du Musée des Métiers par son président, Claude Perrault. 200e veillée vendéenne animée par Dominique Lambert sur le thème Sébastien Cady et ses compagnons dans la guerre de Vendée.
 On peut déjà réserver le DVD auprès de Bellavista 13, 13 Villa Bellevue, 75 019 Paris au prix de 18 euros port compris (chèque à l'ordre de Bellavista 13). Ce DVD sera disponible au mois de décembre.

mardi 12 novembre 2013

La fiancée de Sébastien-Jacques Cady voyait le jour, il y a 242 ans...


   Sébastien-Jacques Cady, célèbre chef vendéen de l'Anjou, n'avait jamais fait l'objet d'une biographie. C'est maintenant chose faite avec celle que lui consacre, en ce moment, Dominique Lambert. On sait que Sébastien Cady fut mis à l'honneur, le 19 octobre dernier, avec la magnifique journée que lui consacra la Vendée Militaire, la municipalité, le Musée des Métiers de Saint-Laurent-de-la-Plaine, sans oublier le Groupe de Recherche historique de la même commune. Hommage à la hauteur de l'homme valeureux qu'a été Sébastien Cady, chirurgien, colonel et chansonnier de l'armée vendéenne. 

Acte de baptême de Geneviève-Françoise Bouchet, le 13 novembre 1771.

   La biographie que termine maintenant Dominique Lambert contiendra de nombreuses informations inédites. L'une d'entre elles est de taille. Joseph Quesson est le neveu de feu Noël Quesson, ancien curé de la cathédrale d'Angers, et le descendant de nombreux soldats et martyrs de la cause vendéenne à Saint-Laurent-de-la-Plaine. Il se passionne pour la généalogie et l'histoire locale de Saint-Laurent. A la demande de Dominique Lambert, Joseph Quesson, par ailleurs organiste de sa paroisse, a bien voulu effectuer des compléments de recherches sur Cady. Ainsi il a retrouvé l'acte d'achat, par Sébastien Cady, d'une maison à La Jumellière, du temps où il était chirurgien de cette paroisse. On sait que Sébastien s'installera, en 1789, à Saint-Laurent, après la mort de de son frère, Charles, chirurgien et syndic de la même paroisse. Mais la plus importante trouvaille de Joseph Quesson – chapeau l'artiste ! – est la découverte de la « promesse » de mariage entre Sébastien Cady et Geneviève-Françoise Bouchet, fille d'un chirurgien de Beaupréau. Ce dernier, Guy Bouchet, fils d'Ambroise Bouchet, chirurgien et apothicaire, avait épousé le 23 janvier 1771, à Notre-Dame de Beaupréau, Françoise-Geneviève Lebrun, 26 ans, fille d'un riche tanneur et de Geneviève Pineau. Leur premier enfant naquit, à Notre-Dame de Beaurpéau, le 13 novembre 1771. Il s'agit de la future « promise » de Sébastien Cady. C'est le 11 juin 1792, en la maison de Guy Bouchet à Beaupréau, que fut rédigée et signée, la fameuse promesse de mariage entre Sébastien et Geneviève. Le promis avait dix-sept ans de plus que la promise. Cette « promesse » précisait : « Lequel dit sieur Cady et ladite demoiselle Bouchet, sous l'autorité dudit sieur Bouchet, son père, se sont promis la foy du mariage et d'iceluy solenniser en face de l'Eglise catholique, apostolique et romaine, tous empêchements légitimes et canoniques cessants ». Le mariage devant l'église n'a jamais eu lieu. Probablement reporté en raison de la situation de l'église – on imagine mal, en effet, Sébastien Cady se mariant devant un prêtre constitutionnel – puis ajourné de nouveau en raison de la guerre à laquelle prirent part les familles Cady et Bouchet. On sait que Louis-Marie Cady – frère de Sébastien – vivait à Beaupréau depuis son mariage, en 1787, avec Marie Doly (fille d'une future béatifiée), nièce des frères Gruget – les curés de Saint-Florent-le-Vieil, du Fief-Sauvin et de la Trinité d'Angers, ce dernier, Simon-Jean Gruget, est le grand témoin de la Révolution en Anjou –, c'est probablement lui ou sa femme, qui fit se rencontrer Sébastien et Geneviève. Cette dernière était aussi parente des Gruget.
   Comme son père, Geneviève Bouchet était chirurgienne. D'autres femmes, à la même époque, exerçaient cette profession : Michelle-Claudine Cahoreau est dite « chirurgienne-pharmacienne » au Bourg d'Iré; une Cady, de Rochefort-sur-Loire est aussi qualifiée de chirurgienne, etc.

anglaise ne fait pas apparaître la chemise rouge des paricide qu'elle portait.
La Guillotine sous la Terreur.

   Accusée d'avoir promis « 15 sols et une bouteille de vin par tête de bleu qu'on lui rapporterait », elle fut arrêtée, le 8 janvier 1794. Elle subira son premier interrogatoire devant le Comité révolutionnaire de Cholet, par les soins de l'un de ses membres, Jacques Macé. Elle déclare notamment qu'elle a soigné les blessés républicains à l'hôpital de Beaupréau – où son père avait été placé comme chirurgien par les chefs de l'insurrection – « avec douceur et humanité ». Elle ajoute : « J'ai traité les malades et les blessés républicains pendant tout le temps qu'ils ont été à Beaupréau, et j'en ai retiré deux chez moi l'espace de cinq semaines ». Elle n'a pas suivi l'armée catholique et royale en outre-Loire. Lorsqu’on lui demande : « Connaissez-vous les chefs des brigands et les bons prêtres ? » Elle répond : « Je connaissais le général d’Elbée, Cady, de Beaupréau, et celui de Saint-Laurent-de-la-Plaine, Rigault, Stofflet, La Rochejaquelein, Cathelineau, Gasnier, chanoine, Brevet, chanoine, Gabriel, évêque soi-disant d’Agra » – la supercherie de « Mgr d’Agra » était donc déjà connue au début du mois de janvier 1794 à Beaupréau – « Clambart, curé de Saint-Martin, Poirier et Tessier, ses vicaires ». Elle dit que son frère a été à l’armée des brigands, qu’il a « participé à des batailles, mais (qu’il) était forcé par les brigands ». Il était « simplement soldat et il allait à pied ». Elle donne les noms des membres du Comité royaliste de Beaupréau : Bouchet, procureur, Fournier, marchand, Charon, marchand, Godin, marchand, Bonnet, marchand, et deux prêtres d’Angers qui demeuraient au château avec deux religieuses du Ronceray. Elle oublie – volontairement ? – Louis-Marie Cady.
Transférée à Angers, le 15 janvier, en même temps que Mme Turpault (future béatifiée), elle fut conduite, le 20 janvier 1794, devant la Commission militaire qui siégeait dans l’église des Jacobins. Le président Félix lui demanda si elle était mariée. Elle répondit simplement non. Elle déclare – car elle cherche à sauver sa vie – qu’elle est « bonne républicaine ». Elle dit qu’elle connaissait bien d’Elbée, « étant d’un pays voisin du sien ». 
   Dans la soirée du 20 janvier, veille de la messe du Bout de l’an de Louis XVI, Geneviève montait à l’échafaud place du ralliement. Sébastien Cady restera célibataire toute sa vie, ce qui est connu de tout le monde. Il fut donc l’homme de toutes les fidélités : A Dieu, au Roi, à son pays, à ses amis, à sa « promise » Geneviève-Françoise Bouchet.

                                                                                 

Ceux qui désirent se procurer l’ouvrage sur Cady peuvent prendre contact avec la Vendée Militaire. Toujours disponible, Les compagnons de Sébastien Cady par Sophie Lambert.

mercredi 6 novembre 2013

Un passionnant roman pour les longues soirées d'hiver

Fortuné du Boisgobey,  L’Enragé

Fortuné Hippolyte Auguste Abraham-Dubois, dit Fortuné du Boisgobey, né à Granville le 11 septembre 1821 et mort en février 1891 à Paris, est un auteur français de romans judiciaires et policiers ("Le Pouce Crochu" , "Le Crime de l'Omnibus" , "Le Collier d'Acier"….), mais aussi d'intéressants romans historiques ("Le demi-Monde sous la Terreur", Les Collets Noirs" …), ainsi que quelques récits de voyage ("Du Rhin au Nil" ). Au total plus de 80 titres.



A qui vont échoir les 900 000 livres de Marie-Rose Hérel, la Marquise de Carolles, qui vient de mourir, veuve et sans héritier, en son hôtel de la rue Saint-Jean, dans la Granville de la fin 1793 ? Encore faudrait-il qu’on sache où elle a pu cacher pareille somme, se demandent les trois cousins assemblés à son chevet, qui ignorent tout du mystérieux passé de celle dont ils convoitent l’héritage. Le secret du trésor de Marie-Rose est enfoui dans un scapulaire de drap rouge, noué autour du cou de la morte. Il sera remis la nuit même du décès, selon les dernières volontés de la défunte, à une personne qui par malheur, en ignore le contenu... Ce fabuleux testament va devenir l’enjeu d’une ahurissante course-poursuite dans laquelle sont impliqués Denise, jeune brigande vendéenne, l’officier d’artillerie républicain René la Briantais, chargé de défendre Granville assiégée, le comte Guy de Paramé, soldat royaliste au service du général Henri de La Rochejaquelein, et Thomas Laîné, un ardent sans-culotte, président du club révolutionnaire de Granville. Une trépidante histoire d’honneur, d’amitié virile et de cupidité sordide, va se développer dans une trame historique mouvementée, celle des combats impitoyables qui opposent, dans tout l’Ouest de la France, les Chouans, paysans courageux au service de Dieu et du Roi, aux « Bleus » envoyés par la Convention pour défendre la République.


Jetée aux mains des « Bleus » par la course folle de son cheval,ou par un sentiment secret qu’elle n’ose s’avouer, la jeune Vendéenne Denise court désormais un danger mortel. C’est la guillotine qui attend les ennemis déclarés de la République, à moins qu’ils ne périssent noyés dans la Loire par les ignobles sicaires de Carrier, tout-puissant représentant en mission, envoyé à Nantes pour y mater, à sa façon, l’insurrection des « brigands ». Mais l’infâme Thomas Laîné, révolutionnaire sans scrupule, aimerait d’abord extorquer à Denise le secret du million de la Marquise de Carolle. Pour cela, rien de tel qu’un chantage sordide : la vie sauve pour la jeune fille, contre la révélation de l’emplacement du trésor, et l’abandon à son profit de tout ou partie des droits de succession. L'issue semble inéluctable, d’autant qu’un insolent destin a éliminé ses concurrents dans la course à la fortune. C’est sans compter sur l’intervention de deux ennemis que tout devrait opposer, pourtant liés par une estime réciproque et un respect complice : le fougueux Marigny, qui commande l’artillerie vendéenne, et son alter ego républicain, René La Briantais. Portés par des motivations croisées, ils vont tout faire pour sauver la jeune fille, et avec elle son compagnon de jeunesse, le jeune et chevaleresque Guy de Paramé. Thomas Laîné planifie avec un sang-froid consommé une machination implacable, passant par un sauvetage compliqué, doublé d’une trahison lucrative. Mais la malchance va s’en mêler, et des moments bien difficiles l’attendent, avant de pouvoir jouir enfin du triomphe qu’il mérite.