Le 18 mars 2017, La Vendée Militaire reçoit Jacques Villemain autour d'un déjeuner-débat sur son livre Vendée, 1793-1794, Crime de guerre? Crime contre l'humanité? Génocide? Une étude historique. Renseignements et réservations auprès de Vendée Militaire

jeudi 16 février 2017

Emouvant sauvetage d'une croix vendéenne

Le 24 juin prochain, la Vendée Militaire inaugurera, quelque part en Vendée, un nouveau calvaire, rappelant le souvenir d’une famille en partie détruite sous la Révolution. Encore un épisode du génocide....
 Ce jour-là sera également inaugurée une plaque commémorative sur le socle de ce calvaire. Déjà nos bénévoles ont consolidé le socle en janvier 2017, et le 15 février suivant ils ont fixé la nouvelle croix.
D'autres travaux vont suivre, en même temps nous envisageons de poser un sacré-cœur sur cette croix, et nous en profiterons pour rénover une autre croix vendéenne dans la même paroisse.
 Si vous souhaitez nous aide,r n'hésitez pas à prendre contact avec la Vendée Militaire,
 2 avenue de la gare, 49 123 Ingrandes sur Loire. Tel : 02.41.39.25.36


mercredi 15 février 2017

1794 : « C’est bien un génocide »

Les massacres des Vendéens en 1794 sont un « génocide ». C’est la thèse que défend le diplomate et juriste Jacques Villemain.
Si les massacres des guerres de Vendée (120 000 à 200 000 morts) avaient lieu aujourd’hui, le droit pénal international les qualifierait de « génocide ». Cette analyse juridique émane de Jacques Villemain, diplomate et juriste de haut rang en poste au ministère des Affaires étrangères à Paris. Il vient d’en faire un livre (1) qui risque de susciter la controverse… 
Pourquoi avez-vous écrit cet essai sur la guerre de Vendée ?


Jacques Villemain : « Je suis passionné d’histoire, je ne lis que ça. J’étais en poste à La Haye aux Pays-Bas quand est sorti un numéro de la revue « L’histoire » consacré à la guerre de Vendée. Il y avait toute une partie sur la question du génocide et j’ai constaté que tous les historiens étaient contre cette thèse. Or à cette époque, en juin 2012, j’avais affaire quotidiennement dans les tribunaux que je suivais à ces questions de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de génocide. Il m’a sauté aux yeux que les arguments de ces historiens ne tiendraient pas bien longtemps la route devant un tribunal pénal. »

lundi 13 février 2017

Le retour des loups lors des guerres de Vendée

À la faveur de la guerre civile, les loups sont revenus en nombre dans la région.
    Le 20 janvier 1798, à dix heures du matin, le citoyen Hullin-Lamotte se présente devant l’administration municipale de Cholet. Ce chasseur déclare « qu’ayant été à l’affût ce matin, il avait tué un loup d’une taille énorme. Il a produit et déposé les deux pattes de devant et les deux oreilles. Il a demandé qu’il lui en fût délivré un certificat pour réclamer l’indemnité accordée par l’administration centrale. » De 1798 à 1800, ce sont quatre demandes qui seront ainsi portées devant l’autorité locale.

vendredi 10 février 2017

Commémorer les génocides ? Oui, mais pas de manière sélective !

 Ceux qui condamnent les uns et trouvent des excuses aux autres se font complices des pires exactions.
Professeur honoraire

Article publié aujourd'hui sur Boulevard Voltaire

   Ceux qui croient que François Hollande, depuis qu’il a renoncé à se représenter, se limite à inaugurer les chrysanthèmes se trompent. 
  Il lui arrive, aussi, de prendre des décisions. Ainsi, lors du dîner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF), mercredi soir, il a annoncé vouloir instaurer une Journée nationale de commémoration des génocides.
A supposer qu’il en ait le temps, pourquoi pas ? Ces journées peuvent être l’occasion de réfléchir sur quelques tragédies qui ont marqué l’histoire de la France, de l’Europe ou du monde. Encore faut-il considérer le passé sans esprit partisan et sans arrière-pensées politiciennes.

lundi 6 février 2017

Jacques Villemain, Vendée, 1793–1794. Crime de guerre ? Crime contre l’humanité ? Génocide ? Une étude juridique

Le géno­cide vendéen

     Nous ren­dons régu­liè­re­ment compte des livres por­tant sur les guerres de Vendée, objet d’un débat his­to­rio­gra­phique et poli­tique majeur depuis plu­sieurs décen­nies. 
    La querelle des historiens tourne aujourd’hui autour de la ques­tion du génocide per­pé­tré par la Conven­tion, nié par les uns, affirmé par les autres. Le débat rebondit avec la publica­tion de l’étude du juriste Jacques Villemain qui verse des pièces capi­tales au dos­sier. 
   Ecrite avec clarté et sans jar­gon juri­dique, fon­dée sur une lec­ture minu­tieuse des dif­fé­rents tra­vaux his­to­riques, cette ana­lyse consti­tue un réel tour­nant. L’auteur n’hésite pas à dési­gner les lacunes du tra­vail des his­to­riens empri­son­nés dans leur démarche com­pa­ra­tive, à la fois juges et par­ties, et qui ignorent la défi­ni­tion juri­dique d’un géno­cide quand ils ne s’en moquent pas pure­ment et sim­ple­ment. 

Livre : La vie volée de Martin Sourire de Christian Chavassieux

Avec force détails, l’auteur décrit cette « guerre souillée », encore aujourd’hui taboue.
  

     Petit paysan sur lequel Marie-Antoinette a un jour posé le regard, Martin Sourire est un de ces enfants adoptés par la reine, dont elle se souciera dans la vraie vie jusqu’au bout. Hélas, le perpétuel sourire de Martin, additionné à un mutisme tenace, finit par la lasser. Elle le laisse alors aux soins d’autres personnes qui l’abandonnent, à leur tour, à celui du hasard.
    Martin devra se débrouiller dans ce vaste domaine de Versailles et finira par atterrir dans le hameau en pleine construction, regardant quelquefois à travers les grilles le vrai monde qui l’attire et l’effraie en même temps. Puis la famille royale devra quitter Versailles pour s’installer aux Tuileries.
   Martin leur emboîtera le pas et découvrira ce Paris grouillant, occasion pour l’auteur de produire des pages convoquant tous les sens en restituant impeccablement l’atmosphère de la capitale aux premiers temps de la Révolution. Temps où elle n’avait pas encore sombré dans un jusqu’au-boutisme sanglant.