Le 21 avril 2017, à 20h45 conférence de Dominique Lambert de La Douasnerie à Paris (Centre Bergère, 9, rue bergère - Paris IX), sur le thème: Le général Bonchamps. Sa vie et sa grâce aux prisonniers républicains. Entrée libre.

mardi 28 mars 2017

"Monsieur Henri" franc-maçon ? (suite)

    Humanum genus. Il est bon de rappeler cela de temps en temps. Parmi les officiers vendéens ou chouans on pourrait citer plusieurs franc-maçons, comme d'Autichamp, Scépeaux, Louis Lhuillier, chef de la division de Beaupréau qui précéder sa signature des trois points maçonniques, Simon Canuel. Ce dernier figurait en 1802 sur le tableau de la Loge la Vraie Harmonie de Poitiers. Canuel qui pataugea dans le sang des vendéens en 1793 et qui devint major général de Louis de La Rochejaquelein lors de la reprise d'armes de 1815..., etc. Trop à dire. Pour François-Athanase Charette de La Contrie son appartenance n'a jamais été prouvée.
J'entends dire, ici ou là, au'à la veille de la Révolution beaucoup de jeunes aristocrates appartenaient à la franc-maçonnerie.Je ne l'ignore pas. la Franc-maçonnerie était un "snobisme" comme un autre, partagé par beaucoup de gens de la noblesse et de la haute bourgeoisie. Des princes - et pas des moindres - donnaient l'exemple. Cet engouement pour les idées nouvelles nous surprend aujourd'hui, nous qui connaissons la suite. Il évoque irrésistiblement un troupeau d'oies marchant à l'abattoir en criant vive le foie gras... Rappelons que la Franc-maçonnerie a été condamnée, dès 1738, par le pape Clément XII et ainsi jusqu'à la formidable encyclique de Léon XIII en 1884 :

      Pour revenir à la famille de La Rochejaquelein, Amblard de Guerry, avec son habituelle franchise, déclarait que le père de Monsieur Henri n'était pas franc-maçon, mais son gendre Guerry si. Louis, le frère de Monsieur Henri fonda sous la première Restauration une loge dans la garde royale... Henri, fils de Louis et de Victoire de Donnissan, homme politique, rallié à l'Empire après s'être brouillé avec le comte de Chambord, l'était lui aussi.

     Bien entendu, une chose est d'avoir été franc-maçon avant la Révolution, autre chose est de l'avoir été après la Révolution. 

       Les vendéens ne s'y trompaient pas. Ils détestaient cette "secte", comme ils disaient, et Eugène Delahaye, en 1939, la dénonçait vivement dans son discours de Torfou. En 1940, une société qui se consacrait à l'étude des guerres de Vendée, en réclamait la suppression...

         La question que je pose est simple. Si Monsieur Henri a été franc-maçon, il doit nécessairement exister une preuve. Que l'on exhibe cette preuve et je m'inclinerai. En l'absence d'une preuve tangible, cette histoire ne sera que pour moi qu'un canular de plus destiné à jeter le trouble chez les vendéens.

D.L.

Pour connaître le rôle de la franc-maçonnerie, il est toujours utile de consulter l'Abbé Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 2 volumes, La Pensée Française, 1974. Sur l'abbé Barruel lire, L'abbé Barruel un historien calomnié, Lecture et Tradition, n°347,  janvier 2007.

lundi 27 mars 2017

"La Rébellion cachée" arrive

« La Rébellion cachée » arrive

Tourné en 2013 dans la région, par Daniel Rabourdin, le docufiction franco-américain sur la guerre de Vendée sera présenté en juin dans les salles de la région. Les paroisses intéressées peuvent candidater.

Daniel Rabourdin est de retour. Le producteur et réalisateur français, expatrié à Los Angeles depuis 30 ans, revient au pays avec, dans ses valises, un film intitulé « La Rébellion cachée ».
Il s’agit d’un docufiction qui évoque la guerre de Vendée (1793-1796) en mêlant des scènes de reconstitution historique et des interventions d’intellectuels. Les historiens français Reynald Secher et Stéphane Courtois, ainsi que leurs homologues ukrainiens et anglais remettent en perspective cette guerre civile qui a fait entre 120 000 et 250 000 morts et dont l’épicentre fut le Choletais.

dimanche 26 mars 2017

Honoré par un roi et un empereur

Jean-Mathurin Griffon, maire de Roussay, honoré par un roi et un empereur, a reçu un fusil d’honneur.


Existe-t-il en France un autre cas où un maire Jean-Mathurin Griffon (1771-1859) fut honoré, à la fois par un roi en fonction (Louis XVIII) qui lui fait remettre un fusil d’honneur et ensuite un empereur (Napoléon III) sous le deuxième Empire qui le nomme Chevalier de la Légion d’Honneur ?


Pour le motif de « Bon Vendéen », Jean-Mathurin Griffon, reçoit le 25 août 1824, des mains du Préfet de la Vendée, un fusil d’honneur. Le roi récompense ainsi ceux qui se sont distingués lors des combats ou qui ont eu un rôle primordial dans l’organisation quotidienne des campagnes des guerres de Vendée. 

Une très haute distinction d’un roi
En 1793, Jean-Mathurin Griffon a 22 ans et va faire toutes les campagnes de cette terrible guerre civile, mais ce n’est pas tout. Quand l’agitation reprend en 1814, il désigne six officiers pour la formation d’une cinquantaine d’hommes. En 1815, il est commissaire aux vivres, poste important quand on sait qu’il faut nourrir aussi bien les combattants que les chevaux, sans, pour cela, réquisitionner les bêtes vivantes sur les passages pour se rendre sur les champs de bataille.


En ce matin du 14 octobre 1858, toute la population se prépare à recevoir de hautes personnalités politiques et civiles pour un fait rarissime, le maire va être décoré de la Légion d’honneur pour 50 années (sur plusieurs mandats) à la tête de la commune. Alors comment a pu se dérouler ce que le journal local : « L’Echo de Beaupréau » avait qualifié à l’époque de : « Fête à Roussay » dont les populations garderont longtemps le souvenir. Il était de coutume à cette époque d’accueillir à l’entrée de la commune les invités de marque tels qu’élus régionaux, évêques visitant les paroisses, installations de nouveaux curés… De dresser un mât de cocagne ayant à sa base du jeune bois à brûler. L’invité de marque devait y mettre le feu avant d’entrer dans le lieu où il était accueilli. Ce qui fut fait ce jour-là par le plus haut représentant de l’Etat. 



Le journaliste raconte le déroulement de cette journée : « Il y a là, le baron Tharreau, sous-préfet de Cholet, le curé de Roussay, plus 70 habitants sous les armes (garde nationale, genre de milice communale armée) et une nombreuse population. Après les saluts d’usage officiels et avoir mis le feu au mât de cocagne, tous se mirent en marche vers la maison de l’école où devait avoir lieu la remise de décoration.



Les cloches sonnaient à toute volée. Un deuxième grand mât arrêta le cortège, (très grand puisqu’il est noté comme mesurant plus de 22 mètres de hauteur) les hommes en armes abattirent les nombreuses bouteilles accrochées à son sommet et le sous-préfet y mit le feu. L’on se dirigea ensuite vers l’école où la population attendait, toute curieuse d’écouter d’aussi belles personnes parlant si bien : « Jean-Mathurin Griffon est un modèle de probité et de dévouement »… » Applaudissements nourris et l’on entendit même des cris de : « Vive l’Empereur ». Pour l’anecdote il est écrit dans l’article du journal : « Une magnifique collation fut servie à plus de 300 personnes, dans la gaieté la plus franche, jusqu’à plus d’heure dans la nuit et une grande partie du lendemain ! »

Cholet - A savoir
Quelle est donc cette curieuse coutume de brûler un mât de cocagne ? Il faut remonter fort loin dans les couloirs du temps pour en trouver quelques traces écrites qui se contredisent. Le jeu ou la punition ? Le jeu vers le XVe siècle consistait à dresser un mat rond, de l’enduire de graisse et d’y accrocher le plus haut possible des victuailles alléchantes qu’il fallait décrocher et redescendre à terre. 


Peu à peu, le jeu prit le nom de mât de « cocagne », pays imaginaire où tout est en abondance. La punition est bien particulière et était appliquée à la marine à voile des doges de Venise. Si un capitaine de vaisseau avait commis une faute de jugement ayant entraîné la perte d’une bataille navale ou était fait prisonnier, à son retour on lui brûlait tous les mats de son bateau. Le capitaine était en quelque sorte dégradé devant ses matelots. Le rapport entre le jeu et la punition est qu’il faut savoir que si personne n’arrivait à décrocher les victuailles du mât de cocagne, il était brûlé en signe de punition envers ceux qui avaient manqué d’agilité pour arriver au but.

Courrier de l'Ouest 26 mars 2017 


samedi 25 mars 2017

Henri de La Rochejaquelein franc-maçon ?

Le Courrier de l'ouest annonce, dans son édition du 25 mars 2017, la création à Bressuire d'une loge maçonnique. Elle portera le nom du personnage le plus emblématique de la Vendée royaliste : "général de La Rochejaquelein". Philippe Fontaine, grand maître provincial d'Aquitaine, affirme que Monsieur Henri, le "héros au timbre d'âme tout johanique" (baron de La Tousche), était franc-maçon...
 Bien entendu, il n'apporte aucune preuve à son propos. Sans nous dire, par exemple, à quelle loge il appartenait. Cette appartenance, disons le clairement, nous paraît suspecte. Monsieur Henri semble un peu jeune pour avoir été initié. Rappelons qu'il n'avait que vingt-et-un an lorsqu'il fut tué, le 28 janvier 1794, à Nuaillé. Il est vrai que Jean-André Foucher affirme dans son Dictionnaire historique des franc-maçons (Paris, Perrin, 1987), que Stofflet était frère trois points, sans en apporter la moindre preuve, sans citer la loge à laquelle il appartenait. J'ai demandé, en 1997, des éclaircissement sur ce sujet. J'attends encore la réponse. Bizarre !

jeudi 23 mars 2017

Génocide vendéen : polémique Jean-Clément Martin - Jacques Villemain

Génocide vendéen : Jean-Clément Martin conteste de livre de Jacques Villemain. Vous pouvez consulter l'article de jean-Clément Martin sur Mediapart ainsi que la réponse de Jacques Villemain sur son blog. Il vous suffit de cliquer sur les liens.
Cliquez sur l'image pour lire l'article de Jean-Clément Martin

Pour la Vendée Militaire, c'était un génocide

Pour Vendée militaire, c’était un génocide


L’association Vendée militaire a réuni une partie de ses adhérents, samedi au Mesnil-en-Vallée, pour une conférence de Jacques Villemain, diplomate et juriste, qui a travaillé pendant plusieurs années sur le génocide vendéen. Il a relu tous les travaux des historiens, qu’ils considèrent la réalité du génocide ou qu’ils la nient, et repris les faits et les écrits de ceux qui donnaient les ordres et de ceux qui les exécutaient.


Il les a comparés aux jugements des massacres contemporains. « Pour la très grande majorité des Vendéens, cette question ne se pose plus. Il reste cependant quelques historiens pour nier la volonté génocidaire du Comité de salut public, dirigé par Robespierre, et l’exécution sanglante du crime perpétuée en Vendée militaire par les colonnes infernales de Turreau, à partir de janvier 1794. »



Juridiquement confirmé
La conclusion du diplomate et juriste est limpide. Si l’on jugeait avec les critères actuels, devant un tribunal international, les exactions des colonnes infernales, le crime de génocide serait avéré et les responsables condamnés. Pour l’auteur, le massacre des Lucs-sur-Boulogne suffirait seul à qualifier la terrible répression de génocide. « Le mot génocide n’existait pas à l’époque de la Révolution française, il n’existait pas non plus lors de la Shoah ou pendant le massacre des Arméniens par les Turcs. Le crime de génocide a reçu depuis une qualification juridique extrêmement précise ».