Le 24 juin 2017. Journée vendéenne à Saint-Pierre-Montimart. Pose de plaque commémorative, à la mémoire de la famille d'Armaillé décimée pendant les guerres de Vendée, sur la croix de La Menantière, relevée par la Vendée Militaire.... Journée ouverte à tous. Renseignements :02.41.39.25.36

mardi 16 mai 2017

Savoir n°120 vient de paraître

Le second numéro de l'année 2017 de notre revue Savoir vient de paraître, avec un mois d'avance... Toujours aussi magnifique avec ses 52 pages richement illustrées, en format A4 (soit l'équivalent de 104 pages d'une revue demi-format !), ce numéro a un sommaire particulièrement intéressant. 

On relève l'éditorial d'Henry Renoul, Commémoration et Génocide. On lira ensuite un important entretien entre Jacques Villemain, auteur de Vendée 1793-1794. Crime de guerre ? Crime contre l'humanité ? Génocide ? Une étude juridique, et Dominique Lambert de La Douasnerie, président-fondateur de la Vendée Militaire. Ce dernier nous propose une étude inédite sur Saint-Pierre-Montlimart pendant la Révolution. Il évoque longuement les malheurs des familles d'Armaillé et Piou. L'album photographique est consacré au relèvement de la croix de la Menantière par les bénévoles de la Vendée Militaire ainsi qu'à la conférence de Jacques Villemain, au Poisson d'Argent le 18 mars dernier. Maurice Bedon, ancien conseiller général de la Vendée, ajoute un nouveau chapitre à sa rubrique Pro Memoria. Enfin, Wilfrid Paquiet publie la cinquième partie de son étude : La restauration de 1814-1815 ou le retour du bonheur.

L'invitation à la journée du 24 juin devrait nous arriver demain à Ingrandes. Ainsi dans le courant de la semaine prochaine vous devriez la recevoir, avec votre revue Savoir, dans votre boite à lettres. Mais dès à présent pour ceux qui le désirent, vous pouvez consulter un extrait de notre revue en cliquant sur l'image ci-dessous.

24 juin prochain Journée et veillée vendéenne, ouverte à tous, à Saint-Pierre-Montlimart

Voici le programme détaillé de cette journée à la mémoire des familles de La Forest d'Armaillé et Piou ainsi que des 239 victimes de cette paroisse.



dimanche 30 avril 2017

« J’ai compté six coups de crosse »

Marie Boulestreau a survécu, le 25 janvier 1794, au massacre perpétué par des soldats républicains. Depuis 1968, la place du village porte son nom.

Face à l’église de Melay, la place Marie-Boulestreau a été ainsi nommée afin de rappeler le martyr de Marie Boulestreau, l’une des rescapées de la journée du 25 janvier 1794.

La place du village a reçu ce nom, début 1968, à la suite d’une demande du préfet, en vue du recensement de la population. « Les rues et places du bourg doivent être dénommées ». Lucien Thomas, alors adjoint avant de devenir maire de 1970 à 1977, s’est chargé du dossier.


En ce 25 janvier 1794, les soldats républicains ont jugé 56 personnes de la commune. 52 ont été massacrées, quatre en ont réchappé. Après avoir mis le feu à leurs maisons, les victimes sont conduites sur le lieu du supplice par les soldats d’une colonne infernale conduite par Cordelier. Une épouvantable décharge porte la mort dans le rang des innocents. « S’il en est qui respirent, qu’on les achève », crie l’officier qui commande le feu. Les soldats se ruent sur les corps qu’ils assomment à coups de crosse de fusil ou transpercent de leur sabre.


« Un éclat de crosse dans la tête »
Mais, à la faveur de la nuit, Marie Boulestreau a pu se traîner le long du bois de la cure jusqu’à la maison la plus proche. Elle reçoit les soins les plus urgents des mains de Jeanne Brunet qui lui arrache de la tête un éclat de l’arme avec lequel on l’a frappée. Marie Boulestreau survivra à ce massacre.

Elle livrera plus tard, après s’être remise de ses nombreuses blessures, un témoignage poignant du calvaire qu’elle a vécu : « Mon bourreau tira un coup de fusil. J’étais de dos et il visa au-dessus de ma tête. Je suis tombée comme si j’avais été réellement atteinte, face contre terre. Le soldat détourna mon corps pour me fouiller et me dépouiller. Voyant que je vivais, il me lança des coups de crosse en tous sens, et en particulier dans la tête. J’en ai compté six et au septième j’ai perdu connaissance. Après avoir retrouvé mes sens, j’ai marché sur mes pieds et mes mains, appelant à mon secours mes compagnes survivantes ».

Mariée à Jacques Turlais en décembre 1797


Marie Boulestreau est née au bourg de Melay le 6 juillet 1769, au domicile de Pierre Boulestreau et de Louise Jacob. Remise des blessures endurées lors de cette terrible du 25 janvier 1794, elle épousera, le 6 nivôse an VI (26 décembre 1797), au bourg de Melay, Jacques Turlais, né le 20 janvier 1766, fils de Pierre Turlais, tailleur au bourg et de Jeanne Langlais. Le couple aura de nombreux enfants. Deux de leurs fils sont devenus prêtres.


Jacques Turlais a combattu lors de la Guerre de Vendée. En septembre 1827, il adresse ce courrier au préfet. « Je ne reçois qu’une modeste pension de 100 francs. C’est bien peu pour un fidèle sujet qui a risqué sa vie au champ d’honneur. En avril 1793, j’ai été blessé à la jambe gauche par un coup de sabre, lors du Grand choc de Chemillé. J’ai reçu une autre blessure par balle à Coron au côté gauche. À 61 ans, je ne peux presque plus travailler ». Jacques Turlais décède le 30 mai 1830. Marie Boulestreau, son épouse, meurt à l’âge de 77 ans, le 21 avril 1846. 


Courrier de l'Ouest, 30 avril 2017

lundi 24 avril 2017

Vendredi 21 avril, à Paris, la section Paris-Ile de France accueillait Dominique Lambert de La Douasnerie

Plus d'une cinquantaine d'adhérents et e sympathisants assistèrent à la conférence de D. Lambert de La Douasnerie sur le général de Bonchamps. Une bonne ambiance, beaucoup d'enthousiasme... et une dizaine d'adhésions nouvelles.... "A renouveler fréquemment"  nous a écrit un adhérent.

Merci à nos amis Jean-Pierre Duranton, Jena-Louis Caffarel, Michel Dumas, Brigitte Meignant.... qui ont organisé cette soirée.

Une partie de l'assistance