Le 21 avril 2017, à 20h45 conférence de Dominique Lambert de La Douasnerie à Paris (Centre Bergère, 9, rue bergère - Paris IX), sur le thème: Le général Bonchamps. Sa vie et sa grâce aux prisonniers républicains. Entrée libre.

samedi 21 mai 2016

19 mai 2016, inauguration du "Dernier Panache" au Puy-du-Fou

Plus de 2500 invités se pressèrent au Puy-du-Fou, le 19 mai dernier, par assister à la séance inaugurale du Dernier Panache. La Vendée Militaire était représentée par son président et la trésorière.


De gauche à droite, Nicolas de Villiers, Philippe de Villiers et Laurent Albert 

Pendant le cocktail, Philippe de Villiers, Henry Renoul et Dominique Lambert

mardi 17 mai 2016

Chapelle du Mont-des-Alouettes : Messe pour les Victimes de la Révolution le 21 mai 2016

L’abbé Jehan de Durat, descendant de la famille de La Rochejaquelein, célébrera une messe selon le rite traditionnel autorisé le samedi 21 mai à 11 heures au Mont des Alouettes. Cette messe sera célébrée à l’intention des Victimes de la Révolution française.

L’Anneau de Jehanne d’Arc en ostension à la messe de clôture du Pèlerinage de Chartres

  En ce lundi de Pentecôte, les milliers de pèlerins de Notre-Dame de Chrétienté qui auront marché pendant trois jours entre Paris et Chartres ont eu la joie de voir l’anneau sacré de Jehanne d’Arc dont c’était la première ostension, hors sa réception solennelle du 20 mars 2016, depuis son acquisition par le Puy du Fou, le vendredi 26 février à Londres.

mercredi 11 mai 2016

"Le Petit Herbretais rétablit la vérité sur la construction de la Chapelle commémorative du Mont des Alouettes".

Le Petit Herbretais, 5 au 9 mai 2016

Canonisation d'un martyr de la Révolution française

       Nicolas Leclerc (bienheureux Salomon en religion), né en 1745, est mort à Paris le 2 septembre 1792 pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Le frère Salomon était  secrétaire du frère Agathon, supérieur général des Frères des Ecoles chrétiennes, après avoir été enseignant, directeur, économe. Le 15 août 1792, il fut arrêté et enfermé au couvent des Carmes devenu prison, avec de nombreux évêques, prêtres et religieux.

       Le 2 septembre la presque-totalité des prisonniers fut massacrée à coups d'épées dans les locaux et le jardin du couvent. Il fut béatifié le 17 octobre 1926, par le pape Pie XI, avec 188 de ses compagnons de martyre. Il fut le premier martyr et aussi le premier béatifié chez les frères des écoles chrétiennes. Le décret de béatification des Martyrs de septembre affirme :

mardi 10 mai 2016

Le projet architectural de la chapelle du Mont des Alouettes se précise

        A l’occasion d’une rencontre entre Monseigneur Castet, évêque de Vendée, Véronique Besse, député-maire des Herbiers, Roger Briand, premier adjoint et Henry Renoul, coordinateur de la création d’une sépulture pour les ossements des Vendéens du Mans, le projet d’aménagement de la Chapelle du Mont des Alouettes, confiée à l’architecte Christophe Rabiller a été poursuivi.

S’agissant d’une sépulture destinée à accueillir les ossements de 154 victimes baptisées, la dimension chrétienne de l’aménagement est maintenue et même renforcée. L’autel contenant une relique du Père de Montfort reste le point central de l’édifice, vers lequel se recueille le pèlerin de la mémoire. La dalle de verre qui joue le rôle de pierre tombale reste au niveau du dallage et invite par sa croix gravée au souvenir et à la prière.
        La sobriété de l’ensemble évite les surenchères politico-idéologiques qui n’ont pas leur place dans une sépulture chrétienne. L’aménagement rappelle le combat des Vendéens « pour leurs bons prêtres » et les différentes étapes de la restauration et de l’achèvement de cette chapelle commémorative.

mercredi 4 mai 2016

Le projet du Mont des Alouettes (suite)

Les Herbiers, n°79, mai 2016 (page 6) pour lire l'article cliquez sur l'image

Maurice Bedon et l'entretien de Reynal Secher

Dans son édition du 2 mai 2016, le journal « Le Courrier de l’Ouest » publie un entretien avec Reynald SECHER, Docteur d’Etat es-Lettres et Sciences Humaines, spécialiste du Génocide et des meurtres de la Mémoire, concernant la polémique sur la future sépulture des ossements trouvés dans les charniers après les massacres du Mans en 1794. 
Dans cet article, l’Historien s’emploie à restaurer la vérité historique à propos de la fameuse théorie dite du « Pardon de Bonchamps ». Cette dernière est habituellement chère aux médias, puisqu’elle est considérée comme « politiquement correcte », mais elle n’en reste pas moins totalement erronée.

lundi 2 mai 2016

Les ossements du Mans : La réconciliation, « idée absurde »

Le débat sur le lieu de sépulture des martyrs du Mans en 1793 fait rage. L’historien
Reynald Sécher, spécialiste des guerres de Vendée, conteste les conclusions du rapport de son confrère Alain Gérard.


Mandaté par les présidents du Conseil régional, du Conseil départemental de Vendée et le maire du Mans, l’historien Alain Gérard a préconisé Saint-Florent-le-Vieil comme lieu de sépulture des 154 victimes du Mans en 1793 dont les ossements ont été mis au jour en 2009. « La présence possible, parmi les 154 corps, de victimes républicaines, invite aujourd’hui les responsables publics à leur consacrer un lieu de mémoire commun. Le pardon offert par Bonchamps à 5 000 prisonniers […] me paraît désigner Saint-Florent comme le lieu de la réconciliation nationale », écrit-il dans son rapport. (1)


Reynald Sécher, un autre historien spécialiste des guerres de Vendée, fait une lecture différente des événements.


Êtes-vous d’accord avec l’idée que le lieu de sépulture doit être un symbole de réconciliation ?


Reynald Sécher : « Avant de répondre à cette question, il faut rappeler la réalité des événements. Les massacres du Mans sont la conséquence directe de la grâce de Bonchamps. Lorsque les Vendéens traversent la Loire, les 18 et 19 octobre, ils ont 5 000 soldats républicains prisonniers lesquels, conformément au plan d’extermination et d’anéantissement conçu par le Comité de salut public, le 26 juillet 1793, voté par la Convention les 1er août et 1er octobre, ont massacré de manière épouvantable les femmes, les enfants et les vieillards. Ce sont des criminels contre l’humanité. Malgré tout, ce sont des hommes et Bonchamps, en tant que chrétien, ne peut les faire exécuter d’où la grâce accordée et leur libération. Ce geste est inouï et le réduire à un pardon qui n’a jamais existé est un scandale, une incroyable manipulation qui déshonore ceux qui le proclament. En clair, Bonchamps dit : « Je ne veux pas que les Vendéens soient ce que la Convention veut qu’ils soient, c’est-à-dire des bourreaux. » Lorsque le Comité de salut public apprend cette nouvelle, il est scandalisé et décide, au nom de l’intérêt supérieur de la Révolution, qu’il ne faut pas que cette grâce et cette libération soient connues. »


Comment le Comité de salut public s’y prend-il pour passer sous silence la grâce de Bonchamps ?


« Deux décisions sont prises : l’extermination immédiate des Vendéens témoins occulaires et des prisonniers. Le deuxième plan d’extermination pris par le Comité, le 11 novembre, est très clair à ce sujet : « Le Comité a arrêté un plan vaste général tel que les brigands doivent disparaître en peu de temps non seulement de la Vendée mais de toute la surface de la République. » Il n’y a pas eu de bataille au Mans contrairement à ce qui est dit. Les Vendéens y ont laissé les femmes, les enfants, les vieillards épuisés ou malades à la mansuétude des troupes républicaines. Celles-ci conformément à la loi et aux ordres les ont exterminés sur place dans des conditions épouvantables. Ce massacre répond à la grâce de Bonchamps selon le principe « que la pitié n’est pas révolutionnaire. » Cette idée de réconciliation est absurde. Réconcilier qui avec qui. Je crois que l’urgent est de dire la réalité des événements. »


En quoi êtes-vous en désaccord avec les conclusions de votre confrère historien Alain Gérard ?


« Je dis simplement qu’il faut respecter les morts et ne pas les tuer une seconde fois. Le mémoricide perpétré à la suite de la grâce de Bonchamps est insoutenable car il tue la vie, fait douter de sa propre histoire. Donner du sens à la vie, c’est rendre la mémoire, bloquer l’amnésie mortifère. Nous nous devons de dire la vérité et nous en avons ici une occasion incroyable dans le respect. Ces hommes sont morts pour leur foi, ils ont été massacrés pour cette foi. Il faut rendre leur mort aux victimes et rendre la mémoire de cette mort au nom de la vie. »


Au final, quel site a votre préférence pour accueillir les ossements des martyrs du Mans ?


« Il n’y a qu’un lieu possible : une église ou une chapelle emblématique où ils seront respectés et honorés pour ce qu’ils étaient. Si le génocide fait disparaître ses victimes, le mémoricide tente de faire disparaître leur « ayant été » selon l’expression d’Hélène Piralian, et leur mort. Diverses solutions ont été proposées par des élus pour bloquer le mémoricide comme la reconnaissance du génocide par le Parlement, l’abrogation des lois d’extermination et d’anéantissement des 1er août, 1er octobre, 7 novembre 1793 et le retrait de ces lois. Profitons de cette occasion pour enclencher le processus. »



(1) Une seconde expertise sera remise par l’anthropologue Elodie Cabot mais la décision finale appartient à l’État.Entretien : Gabriel BOUSSONNIÈRE

Courrier de L'Ouest, 2 mai 2016 

dimanche 1 mai 2016

Appel aux historiens locaux, aux archivistes, aux généalogistes




154 squelettes ont été découverts dans les fossés des Jacobins au Mans et étudiés par les archéologues de l’INRAP. Nous savons par les historiens et les mémorialistes que l’on peut chiffrer à plusieurs milliers, peut-être plus d’une dizaine de milliers, les victimes des batailles et du massacre du Mans de décembre 1793.

De nombreux chercheurs et curieux ont reconstitué les listes des combattants vendéens ayant participé à la Virée de Galerne. Et qui y sont morts au cours des différentes batailles. A la faveur de la sépulture chrétienne à laquelle les 154 squelettes du Mans ont droit, un hommage solennel pourra être rendu aux autres victimes du Mans. 

Nous lançons donc un appel pour que puissent être rassemblées les listes des victimes et la paroisse dont ils étaient originaires. Sous une forme ou sous une autre, leurs noms seront inscrits pour l’éternité dans la mémoire vendéenne où ils seront représentés par les restes de ceux qui bénéficieront d’une sépulture chrétienne.

A titre d’exemple, voici la liste des combattants du Loroux-Bottereau, morts au Mans : André Babin (17 ans), puis trois frères Jean (25 ans), Laurent (20 ans) et Julien (18 ans) Bourget de la Charterie,  Julien Giraud (22 ans) de la Chardonnière, Julien Gohau (22 ans), Mathurin Legendre (17 ans), Laurent Paquereau (35 ans), Julien Paquereau (34 ans) et Joseph Paquereau (20 ans) tous trois de la Houizière, Jean Ripoche de la Bouquetière et Mathurin Sauvêtre (24 ans) de la Mazure.
Ils méritent tous notre effort de mémoire !


Merci d’adresser ces informations à la Vendée Militaire qui fera suivre.

Henry Renoul