24 novembre 2017 veillée vendéenne à La Tourlandry animée par Dominique Lambert, foyer Saint-Vincent à partir de 20h.

mardi 29 mars 2016

Les Victimes du Mans (suite)

Ouest-France, Pays de la Loire, 29 mars 2016

Ouest-France, Pays de la Loire, 29 mars 2016

Ouest-France, édition Vendée, 29 mars 2016

Le Dernier Panache, le spectacle hors-norme du Puy du Fou

Athanase de Charette
Tant sur le fond que sur la forme, « Le Dernier Panache » qui met en scène la vie de Charette, ne peut être comparé à aucun autre. Des moyens gigantesques sont mis au service de l’héroïque épopée, tant maritime que vendéenne, du Roi de la Vendée. Qu’y a-t-il de plus Vendéen que le Puy du Fou !

Dès les premiers instants de la dernière création du Puy du Fou, le spectateur est entouré d’images, de sons, de scènes vivantes à 360°. Le jeune Athanase court et s’inquiète dans les jardins de la Contrie car son père le destine à une carrière « dans la plus grande marine du Monde » la Royale. Puis le scénario conduit à Sainte-Hélène où Napoléon confie à Las Cases, son biographe du Mémorial, son admiration pour Charette, officier de marine et général vendéen : « j’aurai aimé l’avoir à mes côtés ! » Flash-back sur le port de Brest et ses trois-mâts, sur les combats maritimes dans la guerre d’Amérique en des images saisissantes de grandeur et de beauté. On entre dans le ventre de la frégate, où chacun des marins s’active à sa tâche, où François-Athanase s’affirme, où la musique de marine entraine les hommes, où les grands amiraux discernent la bravoure du jeune Charette en le nommant lieutenant de vaisseau se donnant pour devise « Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais ! » Changement de scène pour le bal de l’amirauté donné en  l’honneur des promus. Sans le moindre à-coup, insensiblement, la tribune de 2400 places vient d’effectuer un quart de tour pour se placer devant cette scène superbe et animée. Elle se déplacera encore.

Au service de l’émotion

Le ventre de la Frégate
Le Dernier Panache s’accomplira en 22 scènes successives, sept fois par jour et on imagine celles connues de la vie de Charette : son départ de Fonteclose – manoir entièrement reconstitué par lequel se fait l’accès au Théâtre des Géants – les combats, le passage des Colonnes Infernales, les embuscades, l’arrestation et le procès, l’exécution place des Agriculteurs à Nantes… Et il y en aura d’autres, historiques, émouvantes, spectaculaires, belles, animées par 70 personnes dont une quarantaine de comédiens en 33 minutes intenses. 


Les comédiens
  La création de ce spectacle « unique au monde » , écrit par Philippe de Villiers et placé sous la responsabilité d’Antoine Besse qui avait fait ses preuves aux Vikings aura coûté presque 20 millions d’Euros. « C’est un rêve imaginé et murit en dix ans que nous accomplissons » révèle Laurent Albert, directeur général du Grand Parc. Le dernier mot, avant l’ouverture le 2 avril prochain, reviendra à Nicolas de Villiers, scénariste et président du Puy du Fou : « toute cette haute technologie du son et de la lumière, cette tribune tournante sont au service d’une émotion et non d’une sensation ! » Propos confirmés par les premières scènes entrevues. Vivement les suivantes.

Henry Renoul

jeudi 24 mars 2016

Au Loroux-Bottereau, une croix restaurée par notre sympathique adhérent Thierry Barnole

Jeudi Saint 2016 

      L’équipe opérationnelle de la Vendée Militaire était très tôt au chantier ce jeudi matin 24 Mars 2016. Les tempêtes de février avaient eu raison de la croix du Maillon, en la paroisse du Loroux-Bottereau. L’ardoise était fendue et l’ensemble à terre. 
    L’ami Thierry Barnole s’est occupé de recoller les morceaux et la pose s’est effectuée avec le concours du voisin du Maillon, Albert-Jean Poilane.
      La croix du Maillon et la dédicace inscrite sur son socle commémorent les massacres des Colonnes Infernales de mars 1794, conduites par Cordelier qui faisait « passer derrière la haie » des centaines de Lorousains, après un simulacre de procès.
         Cette croix et trois autres ont été érigées dans la paroisse à l’initiative du Docteur Renoul, ardent défenseur de la cause vendéenne dans le Pays du Loroux.




mercredi 23 mars 2016

Le projet d'ossuaire au Mont des Alouettes

     Henry Renoul, vice président de la Vendée Militaire, nous dévoile l'étude réalisée par Christophe Rabiller pour l'ossuaire du Mont des Alouettes.

      Christophe Rabiller, architecte dont on peut notamment voir les réalisations au Puy du Fou, vient d’achever le premier dossier d’aménagement de la chapelle du Mont des Alouettes dans la perspective d’y accueillir les ossements des 154 victimes retrouvées dans les fosses communes du Mans.
    Plusieurs milliers de combattants ont perdu la vie au Mans, dans les batailles de décembre 1793 alors que s’achevait la Virée de Galerne des Vendéens. Quelques survivants réussirent à repasser la Loire, les autres périrent à Savenay le 23 décembre 1793. Le Mémorial des Alouettes est destiné à honorer tous les combattants, notamment ceux restés sans sépulture.
      Le projet architectural et culturel de Christophe Rabiller se développe sur trois niveaux : 
  la fosse, qui symbolise le retour à la terre, à la poussière; un niveau intermédiaire où l’on retrouve la trace de l’homme pendant sa vie terrestre; et le «plafond» qui suggère la montée de l’âme vers les cieux. 
                Ce projet sera plus amplement développé dans les prochaines semaines.

Cliquez sur l'image pour découvrir le projet de l'ossuaire du Mont des Alouettes

Consultation d'un extrait de notre revue Savoir n°115

En attendant de recevoir la semaine prochaine par la poste le dernier numéro de notre revue, vous pouvez, dès à présent, en avoir un avant-goût en cliquant sur l'image ci-dessous pour en consulter un extrait.

Cliquez sur l'image pour feuilleter un extrait de notre Savoir 115

mardi 22 mars 2016

Anneau de Jehanne d’Arc : l’inoubliable cérémonie de l’accueil au Puy du Fou

Un temps radieux, cinq à six mille personnes enthousiastes et recueillies, une mise en scène largement à la hauteur de la réputation d’excellence du Puy du Fou ! On y était !
Ce dimanche 20 mars, jour des Rameaux, le Puy du Fou accueillait l’anneau de Jehanne d’Arc, volé par l’évêque Cauchon lors de son procès à Rouen et providentiellement revenu en France après une vente aux enchères à Londres. La famille détentrice, après la famille royale d’Angleterre souhaitait s’en séparer. En quelques jours, le Puy du Fou avait réuni auprès de donateurs et de son propre budget les fonds nécessaires à cette acquisition.

Savoir n°115 est chez l'imprimeur, il sera distribué la semaine prochaine.

En attendant de pouvoir consulter quelques extraits de la revue sur Calaméo, nous vous présentons la couverture de cette dernière livraison. A noter que depuis deux ans la revue paraît en temps et en heure.
Dans ce numéro richement illustré, vous découvrirez des articles de Henry Renoul, Reynald Secher, Dominique Lambert de La Douasnerie, Maurice Bedon, etc.


mardi 8 mars 2016

Les victimes lorousaines des Guerres de Vendée

L'île du Recoin au Loroux-Botterau

Parmi les 4500 personnes du Pays du Loroux-Bottereau mortes pendant les Guerres de Vendée, la liste de quelques 1000 d’entre elles existe et ne concerne que la paroisse du Loroux qui comprenait celle du Landreau à cette époque. Certains sont morts au combat en Vendée militaire, d’autres ont été guillotinés, fusillés à Gigant ou noyés en Loire, une très grande partie a été victime du passage de la colonne infernale de Cordelier, en mars 1794. Parmi elles André Ripoche, le Saint de Bas-Briacé.
De nombreux Lorousains ont participé aux grandes batailles, perdues ou gagnées. Ils étaient à Luçon, Torfou, à Noirmoutier ou à Cholet et ont accompli la Virée de Galerne, en totalité ou en partie. Les registres établis après la guerre en dénombrent une cinquantaine morts au combat Outre-Loire, à Angers, Dol ou Fougères. Ils sont notés : Mort au combat - Outre-Loire. Plus précisément et avec certitude, au moins douze Lorousains sont morts au Mans, notés dans les registres : Mort dans la déroute ou dans le revers du Mans.  
En voici la liste : André Babin (17 ans), puis trois frères Jean (25 ans), Laurent (20 ans) et Julien (18 ans) Bourget de la Charterie,  Julien Giraud (22 ans) de la Chardonnière, Julien Gohau (22 ans), Mathurin Legendre (17 ans), Laurent Paquereau (35 ans), Julien Paquereau (34 ans) et Joseph Paquereau (20 ans) tous trois de la Houizière, Jean Ripoche de la Bouquetière et Mathurin Sauvêtre (24 ans) de la Mazure.
Plaque
S’ils font incontestablement partie des victimes vendéennes du Mans, nul ne peut dire s’ils sont parmi les 154 squelettes exhumés lors des fouilles archéologiques. Et personne ne demande que leur dernière demeure soit au Loroux-Bottereau. Ils ont sans doute franchi la Loire à Saint-Florent-le-Vieil. Une partie de leur famille restée au pays lorousain a peut-être été massacrée lors du passage en mars 1794 de la colonne infernale de Cordelier après l’autre massacre des Lucs le 28 février 1794.
Aux Lucs, le souvenir symbolique du passage des Colonnes infernales, à Saint-Florent le lieu commémoratif des généraux Cathelineau et Bonchamps, au Mont des Alouettes le mémorial des combattants de toutes les campagnes de la Vendée Militaire insurgée. Et sur tout le grand pays vendéen insurgé, des centaines de croix, plaques et vitraux commémoratifs !
Les Lorousains se reconnaissent dans ces trois grands sites commémoratifs et ne demandent que le respect dû aux morts, « pour Dieu et pour le Roy ».



Henry Renoul

dimanche 6 mars 2016

Les cartes postales anciennes et les guerres de Vendée (n°VI)

  Depuis le mois de septembre 2015, nous avons publié régulièrement sur le blog de « Vendée Militaire » une série d’articles que nous poursuivons encore aujourd’hui. Il s’agit du sixième point, mais en réalité du neuvième article puisque ce point VI est ainsi triplé (et le point IV avait été doublé). L’objectif recherché par cette série est de montrer de quelle manière les cartes postales vendéennes, datant du tout début du XXème siècle, peuvent aider à écrire l’histoire locale et en particulier celle des Guerres de Vendée. 

6 - Les cartes postales anciennes ont permis de faire connaître les monuments des Guerres de Vendée:
   
Nous avions commencé ce chapitre par la chapelle du Mont des Alouettes aux Herbiers et continué la dernière fois par : la colonne de Torfou, la croix des Mathes et le monument de La Gaubretière. Comme nous l’avions annoncé, nous allons nous consacrer aujourd’hui aux Lucs sur Boulogne.

 La Chapelle des Lucs sur Boulogne :

          Les évènements tragiques survenus aux Lucs sur Boulogne sont connus de tous puisque cette commune est souvent qualifiée « d’Oradour sur Glane vendéen ». Rappelons les toutefois brièvement pour mémoire. Le 28 février 1794, une colonne « infernale » commandée par le général Cordelier arrive par la route de Mormaison. Les soldats saccagent les fermes et villages situés sur leur passage et massacrent les habitants : à la Gaconnière (32 personnes), à la Pélerinière (16), à la Guyonnière (30), à la Bugelière (18), à Bourgneuf (22), au Bregeon (9), au Chef du Pont (19), etc...Au bourg du Petit Luc, le curé Voyneau, âgé de 70 ans, se porte au devant des troupes républicaines pour les implorer d’épargner ses ouailles. Ils le martyrisent dans le chemin de Malnaye en lui arrachant la langue et le cœur. Ils se dirigent alors vers la petite église où la population est rassemblée en prière. Au fusil ou à la baïonnette ils les massacrent tous, puis ils mettent le feu à l’église. Le 1er mars 1794 ils poursuivront leurs crimes dans la paroisse voisine du Grand Luc. L’abbé Barbedette curé de la paroisse Saint Pierre du Grand Luc, dit curé « grands bots », qui était absent durant ces jours, se fera un devoir de relever les noms de toutes les personnes éxécutées. Il les connaissait bien puisqu’il en avait fait le recensement quelques années auparavant. 
Son martyrologue , laissé au presbytère de la nouvelle paroisse des Lucs sur Boulogne, tomba dans l’oubli durant le XIX° siècle jusqu’à ce que l’abbé Jean Bart le retrouve vers 1870.


Cette première carte postale a été réalisée par les éditions Minot des Lucs sur Boulogne vraisemblablement en 1905 (elle a été postée en 1906). Le numéro 2993, qui y est indiqué, nous paraît suspect. En effet, la maison Minot n’a guère fait de cartes en dehors des Lucs et de quelques communes limitrophes. Plusieurs autres éditeurs ont photographié les Lucs par exemple : Paul Dugleux à La Roche sur Yon, ou bien Henri Moreau à Rocheservière ou encore Héliotypie Dugas à Nantes. De plus, sur toutes les cartes postales de Minot que nous connaissons le numéro commence par 2900. Donc, ce dernier ne correspond sans doute pas au total des clichés réalisés par le photographe. 
La carte postale ci-dessus représente principalement un homme et un petit garçon qui sont, en quelque sorte, en train de franchir la rivière la Boulogne à gué, à côté de la chaussée d’un moulin. Le pont que nous voyons au centre est celui de la route de Saint Sulpice le Verdon près du village de Bourgneuf. Nous apercevons en arrière plan à gauche le mur nord de la chapelle et plus à droite le tertre surmonté d’une statue de la Vierge. Cette authentique motte féodale a été surchargée d’un remblai et aménagée d’un sentier montant en colimaçon, au XIX ème siècle. Ces dispositions étaient bien entendu destinées à améliorer les possibilités de pèlerinages à cet endroit. La statue de la Vierge a été bénie le 22 mai 1884. 



          Cette deuxième carte postale a été réalisée par le magasin d’héliotypie Dugas éditeur à Nantes et a été postée en 1905. Toutefois la correspondance au recto et le verso réservé à l’adresse font d’elle une carte précurseur (c'est-à-dire antérieure au 1er décembre 1903). Le cliché dit « plein format » c'est-à-dire occupant toute la surface de la carte permet de préciser :
1902 ou 1903.

           Nous pouvons y voir cette fois-ci : l’abside et le mur sud de la chapelle ainsi qu’une petite maison voisine. Une de celles de l’ancienne paroisse du Petit Luc qui ont été reconstruites après les guerres de Vendée. On comprend assez bien par ce cliché que la chapelle actuelle correspond au chœur de l’ancienne église paroissiale Notre Dame du Petit Luc. La Nef s’étendait en avant à l’emplacement actuel du bosquet d’arbres. Le mur du chevet de la chapelle actuelle, droit, est éclairé de trois baies longues et étroites d’inégale longueur dites en triplet. Il s’agit là d’un aspect localement caractéristique du style du XIII° siècle. Comme l’église était plus ancienne (XIème), on pourrait penser que le chœur avait été élevé deux siècles plus tard, comme un allongement de la modeste église romane primitive. Cette dernière n’avait pas obligatoirement de transept (des fouilles permettraient de le vérifier). Elle comprenait deux ou trois travées. Les ruines, abandonnées durant la première moitié du XIXème siècle, furent fouillées en octobre 1863 suivant la demande du curé Jean Bart à l’occasion d’une mission, puis déblayées. Les pierres furent d’ailleurs réutilisées pour l’érection d’un calvaire dans le bourg des Lucs-sur-Boulogne sur la route de Rocheservière. La nef était réduite à des murs d’environ un mètre de haut. Une tradition affirmait même qu’il y avait un modeste clocher qui aurait été bombardé par les républicains et qui aurait écrasé la nef dans sa chute. Du chœur, mieux préservé, il restait surtout le mur de l’abside encore surmonté de son pignon. Il a ainsi pu être réparé et restauré à l’identique après 1864 pour constituer la chapelle que nous voyons aujourd’hui. Celle-ci a été bénie par S E Monseigneur Charles-Théodore Colet évêque de Luçon le 16 octobre 1867 sous le nom de « Notre Dame des Martyrs ». 



          Cette troisième carte postale est plus récente que les deux autres puisqu’elle date de 1935 environ. Elle a été réalisé par Henri Moreau photographe à Rocheservière, auteur de nombreux clichés sur cette commune. Les cartes postales de cette époque, généralement d’un moindre intérêt que leurs aînées, sont dites à bordure. On en trouve à la même époque de couleur marron. Celle-ci a le mérite de nous montrer la façade dans son intégralité que la végétation actuelle nous cache. 

            Elle nous présente cette fois-ci la façade (ouest) de la chapelle. A son emplacement s’élevait autrefois l’arc séparant le nef du chœur. Il s’agit donc d’une création totalement nouvelle datant de 1864. On y remarque, sculpté sur le tympan du portail d’entrée, Saint Joseph rendant le dernier soupir sous les yeux de Jésus et de Marie. Dans la niche, juste au dessus, figure la statue du Sacré Cœur. Les deux statues installées de chaque côté sur les pinacles représentent respectivement le prophète Isaïe et le roy David annonçant Marie au monde. Enfin au dessus du monumental clocheton est érigée une statue de la Vierge qui est une reproduction fidèle de celle dédiée par le pape Pie IX à l’immaculée conception. Cette chapelle a été nettoyée et restaurée en 1935 (la carte postale fait donc suite à cette opération). La façade de l’ancienne église de la paroisse devait être de forme assez proche. Pour l’imaginer il suffit de dépouiller celle ci de tous les ornements typiquement XIXème : le tympan, la niche, la petite rosace quadrilobée, les pinacles, les statues et le monumental clocheton . Il nous resterait alors une façade simple percée d’un portail voussuré, avec au dessus un petit vitrail et surmontée d’un simple clocheton .Ce type de façade est assez courant en Bas Poitou , on le trouve aussi bien dans l’ancienne église de Tiffauges, dans l’église de Puyravault ou bien dans la chapelle Notre Dame de l’Angle à Chantonnay. 

             A notre connaissance, il n’existe pas de carte postale ancienne montrant l’intérieur de la chapelle. Los ossements des victimes du massacre, encore accompagnés de chapelets, scapulaires et même de balles de fusils, recueillis lors des fouilles de 1863 ont été ré inhumés dans le sol de la chapelle. Ils se trouvent sous l’emplacement d’une rosace au milieu des dalles de pierres. La visite de cette chapelle est surtout devenue particulièrement émouvante à partir d’octobre 1953 quand le curé Moreau a décidé d’installer des tables mémorielles indiquant les noms des 459 victimes (âgées de 15 jours à 84 ans) figurant sur le martyrologue établi par l’abbé Barbedette curé du grand Luc quelques jours après les massacres du 28 Février 1794. Cette liste annonce la présence de 564 noms mais n’en comporte en fait « que » 459 ; deux feuillets ayant disparus au cours du XIXème siècle. Toutefois cette liste concerne toutes les personnes massacrées par les colonnes infernales sur toute l’étendue du territoire des deux paroisses des Lucs, pendant les journées du 28 février et 1er mars 1794, et pas seulement celles tuées dans l’église Notre Dame du Petit Luc  le 28. Ces dernières ne devaient représenter qu’une petite partie des 564 noms car la paroisse du petit Luc, une des plus petites du diocèse, ne comptait que 100 habitants environ en 1789. Le 28 février 1954 SE Monseigneur Antoine Marie Cazaux évêque de Luçon est venu bénir ces 22 tables en marbre blanc sculptées par André Charrier tailleur de pierres aux Lucs. La cause en béatification des enfants au dessous de 8 ans été instruite en cour de Rome à partir de 1946. 



          Cette quatrième carte postale est encore plus récente que la précédente puisqu’elle a été éditée anonymement en 1945, mais sous la forme d’une carte du début du siècle. Elle montre les vitraux des quatre panneaux installés à la base de la grande rosace située dans le transept nord de la nouvelle église Saint Pierre des Lucs sur Boulogne édifiée de 1898 à 1902 par l’architecte Liberge. Il existe d’ailleurs une carte semblable pour les vitraux du transept Sud. Ces deux ensembles de quatre vitraux ont été réalisés en 1941 par Lux Fournier maître verrier à Tours suivant les idées émises par l’abbé Prouteau. 

          Si on examine plus attentivement ces quatre vitraux, on s’aperçoit que le panneau central est le 3ème à partir de la gauche. Les vitraux 2 et 4 en sont les panneaux secondaires. Le vitrail 1 apparaît pour sa part comme du remplissage absolument pas indispensable à la composition. On peut également se rendre compte qu’ils sont composés à la manière médiévale. Car ils ne forment pas une image prise en instantané mais un récit détaillé des évènements sur une durée. Chronologiquement l’ensemble se lit de droite à gauche. Un officier républicain a été conduit sur les lieux par un paysan vendéen félon. Il aurait cassé son épée en essayant de briser une statue de la Vierge. Deux soldats sont en train d’attacher à un arbre pour le martyriser l’abbé Louis Michel VOYNEAU curé réfractaire de la paroisse Notre Dame du Petit Luc. Un soldat tient la tenaille qui va servir à lui arracher la langue. Un autre soldat essaye vainement d’arracher un chapelet à un jeune enfant. Deux soldats armés de fusils et de baïonnettes montent la garde. En arrière plan, la population est en train de se rassembler dans l’église du Petit Luc. On notera au passage que le verrier a commis un anachronisme en représentant ici pour un événement de 1794 la chapelle de 1867 (parfaitement reconnaissable) et non pas la petite église de l’époque. 

          


Chantonnay le 03 mars 2016

          Maurice BEDON

jeudi 3 mars 2016

L'anneau de Jeanne d'Arc rentre en France, au cœur de la Vendée Militaire



INFO LE FIGARO MAGAZINE - Volé à Jeanne d'Arc par l'évêque Cauchon lors de son procès, l'anneau de la sainte, propriété des Anglais depuis 1431, vient d'être acheté aux enchères par le Puy du Fou, pour la somme de 376.833 euros.

L'affaire commence le 24 février 2016. Ce jour-là, Me Jacques Trémolet de Villers, qui vient de publier un livre sur le procès de Rouen, alerte son ami Philippe de Villiers que l'anneau de Jeanne d'Arc, aux mains des Anglais depuis son martyre en 1431, sera mis aux enchères le 26 février par la maison Timeline Auctions de Londres. L'avocat connaît l'existence de l'objet, car il est mentionné dans les interrogatoires d'époque. Il s'agit d'un anneau en laiton décoré de trois croix et sur lequel est inscrit «Jhesus Maria». L'évêque Cauchon, qui devait condamner sa prisonnière pour sorcellerie, prétendait qu'elle l'avait utilisé pour accomplir de fausses guérisons. Peu scrupuleux, il le confisqua, puis le donna ou le vendit au cardinal anglais Henry Beaufort. A compter de ce moment, le bijou ne quittera plus l'Angleterre. Son authenticité étant crédible, Philippe de Villiers y voit aussitôt l'occasion de rapatrier une relique chargée de symbole. 

«Il rentre en France»

Averti par son père, Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, décide de racheter l'anneau. Il reste alors moins de 36 heures pour réunir les fonds. «On se doutait que la vente allait battre des records, raconte Nicolas de Villiers. La Fondation Puy du Fou Espérance, en tant que personne morale, pouvait y participer à hauteur de 80.000€ mais pas au-delà. Nous donc fait appel à des donateurs et nous sommes arrivés à la somme de 350.000€.» Le 26 février, mandaté par la Fondation, un avocat se rend aux enchères de Londres. Mis en vente à 19.051€, l'anneau de la sainte affole la salle. Tout le monde surenchérit. Finalement, les Français l'emportent à 376.833€. Le porte-parole de Timeline Auctions se contentera de déclarer: «Il rentre en France». Sans donner l'identité des acquéreurs, que Le Figaro Magazine révéle dans son édition du 4-5 mars.
Le mot de la fin appartient à Nicolas de Villiers, acteur principal de l'opération: «J'irai le chercher le 4 mars et nous organiserons une cérémonie officielle le 20 au Puy du Fou. Ensuite, l'anneau sera exposé au public dans un lieu dédié du parc. Il faut que chacun puisse le voir. N'oublions pas que Jeanne d'Arc est la patronne de la France.»
Retrouvez l'intégralité de l'article dans le Figaro du vendredi 3 mars et dès à présent sur le Figaro Premium

mercredi 2 mars 2016

Entretien de Dominique Lambert sur TLC

Entretien de Dominique Lambert avec une journaliste de TLC Cholet au sujet de notre journée Stofllet du 27 février 2016 à Nuaillé. Cet entretien a été diffusé dans le Journal du soir du 1er mars.

 Cliquez sur l'image pour écouter l'entretien qui est à la 6ème minute du journal
Cliquez sur l'image pour écouter l'entretien de Dominique Lambert à la 6ème minute du journal.



mardi 1 mars 2016

Dominique Souchet, ancien député de la Vendée, soutient, lui aussi, le projet du Mont des Alouettes

   Plusieurs associations de la mémoire vendéenne proposent d'accueillir au Mont des Alouettes les restes d'une partie des victimes des combats du Mans, retrouvés en 2009 lors de fouilles archéologiques.
    Le lieu proposé me paraît devoir faire consensus, évitant ainsi des polémiques qui seraient singulièrement déplacées.
    En effet, la chapelle du Mont des Alouettes, dotée d'un ossuaire comme le prévoyait le projet initial, serait à même de répondre à une double exigence : celle d'offrir un accès permanent à la  recherche pour les scientifiques, conformément aux dispositions de la loi sur l'archéologie de 2001 et celle de faire bénéficier d'obsèques chrétiennes les restes humains de ces combattants, qui avaient été, au lendemain du massacre, jetés hâtivement dans des fosses communes.
    Je fais confiance au Directeur régional des affaires culturelles, aux associations et à notre évêque pour approfondir cette solution permettant d'allier exigences scientifiques et préoccupations spirituelles.


    Dominique Souchet
   ancien Député de la Vendée

Ossements des Vendéens du Mans : Gilles Bourdouleix soutient le projet du Mont des Alouettes

A l’occasion du 220e anniversaire de l’exécution du général Stofflet, le 25 février à Angers, l’association Vendée Militaire organisait le samedi 27 février une journée vendéenne à Nuaillé, à proximité de Cholet. Le général Stofflet était en effet, avant la Guerre de Vendée, garde-chasse du comte Colbert de Maulévrier et il a souvent mené des combats dans cette partie de la Vendée Militaire (Vendée, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Deux-Sèvres).
Gilles Bourdouleix, député-maire de Cholet et président de l’agglomération avait accepté l’invitation du président Dominique Lambert de La Douasnerie et de la municipalité de Nuaillé. Il a manifesté son intérêt et sa grande connaissance historique de cette période de l’Histoire qui a particulièrement marqué la région choletaise en rappelant que la France n’avait pas débuté en 1789, et encore moins en 1793. « On ne devrait pas parler des valeurs de la République mais des valeurs de la nation, des valeurs de la France qui restent à défendre dans l’adversité ».
Interrogé sur la destination qu’il conviendrait de donner aux ossements des 154 victimes des combattants de l’armée vendéenne et de leur famille, retrouvés lors de fouilles archéologiques au Mans, il s’est prononcé pour l’inhumation en terre chrétienne, en un lieu de commémoration et de réconciliation, la Chapelle du Mont des Alouettes aux Herbiers, située à quelques kilomètres de Cholet. 
Ce soutien choletais apporté à l’initiative soutenue par la Vendée Militaire constitue un argument qui entrera dans la décision de la Direction régionale des affaires culturelles et du Service régional de l’archéologie, actuels dépositaires des ossements du Mans.