24 novembre 2017 veillée vendéenne à La Tourlandry animée par Dominique Lambert, foyer Saint-Vincent à partir de 20h.

lundi 31 décembre 2012

Où trouver la revue « Savoir » ?

Le dernier numéro de la revue Savoir est à présent disponible dans plusieurs points de vente, à Angers, Saint-Laurent-sur-Sèvre, et prochainement à Cholet. En voici les adresses :

Librairie Richer, 6 rue Chaperonnière 49100 Angers

Le Passage culturel, 1 place Travot 49300 Cholet

Médiathèque familiale et religieuse, 1 place Grignion de Montfort 85290 Saint-Laurent-sur-Sèvre

Les autres points de vente seront communiqués sur le blog…

vendredi 28 décembre 2012

Revue de presse – La revue Savoir fait peau neuve

La nouvelle formule de Savoir a les honneurs de la presse, cette fois dans le Courrier de l'Ouest : un encadré, en haut de la page de une de Cholet, accompagné d'une photo de la couverture. 

Le Courrier de l'Ouest, édition de Cholet, jeudi 27 décembre 2012

jeudi 27 décembre 2012

Revue de presse – Vendée Militaire : nouvelle formule de la revue Savoir

Le journal Ouest-France informe aujourd'hui ses lecteurs de la parution du dernier numéro de Savoir, soulignant le rajeunissement de la formule et la modernisation de sa communication sur internet. 
  
Ouest-France, édition de Cholet, jeudi 27 décembre 2012

A noter que cet article a été mis en ligne sur le site internet de Ouest-France, illustré par la couverture de Savoir : Vendée Militaire : nouvelle formule de la revue Savoir

mercredi 26 décembre 2012

Petite pièce d'archives de Vendée

Le n°33 de la revue Savoir de décembre 1994 présentait parmi ses articles un document déniché dans les archives de Bazoges-en-Pareds, la découverte d'un enfant trouvé à la fin de l'année 1752… 
On peut lire sur la pièce reproduite ci-dessus le texte suivant : 

« L'an 1752 et le dix huit novembre sur les huit heures du matin, nous soussigné curé de céans aurions été averty par Suzanne Fairand veuve Roulleau du bourg de Bazoges qu'il y avait un panier couvert d'une serviette sans marque, suspendu par un cordon blanc sous les loges appelées vulgairement les halles dudit Bazoges, devant la petite porte de l'église dudit lieu, et nous étant allé avec ladite Fairand sous lesdites loges ou halles, nous nous serions apperçu par le cri naturel que nous aurions ouï, que c'était un enfant, et après avoir requy témoins nous aurions pris ledit panier suspendu, dans lequel nous aurions trouvé un enfant vivant en présence de ladite Fairand veuve Roulleau, Françoise Lierre veuve Chauveau, Jean Gouin, et autres, toutes du bourg dudit Bazoges, et ayant requy par compassion Marie Bely dudit bourg, nous l'aurions prié d'alaiter ledit enfant, ce qu'elle aurait fait, et après un peu de vigueur, nous aurions baptisé ledit enfant, trouvé bien emmaillotté, avec un peu de sel dans un linge, ce qui nous aurait fait juger que ledit enfant demandoit le baptême, que nous lui aurions conféré, Jean Guibert et Marie Bely étant parrains, et qui lui ont donné le nom de Marie, le père et la mère étant inconnus. Les témoins cy dessus ont déclaré ne sçavoir signer, de ce enquy. »

C'était il y a 260 ans, presque un mois avant Noël, que M. Le Comte, curé de Bazoges-en-Pareds consigna dans son registre ce récit émouvant…

mercredi 19 décembre 2012

27 janvier 2013, Messe en mémoire de Louis XVI

Comme chaque année, une messe sera célébrée à l'initiative de l'association Vendée Militaire, en mémoire de Louis XVI et des victimes de la Révolution française, le dimanche 27 janvier 2013, à 10h30, en la chapelle Saint-Joseph, à Chemillé (14 rue du Presbytère).

L'exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793
(vitrail de l'église de La Boissière-de-Montaigu)

mardi 18 décembre 2012

Un avant-goût de la revue « Savoir »

Pour celles et ceux qui ne l'auraient pas encore reçue, et pour tous ceux qui souhaitent la découvrir, voici un extrait de la dernière livraison de la revue Savoir n°102 à feuilleter… 

Cliquez sur l'image ci-dessus pour ouvrir la publication

dimanche 16 décembre 2012

La rubrique « Savoir » s'étoffe…

16 nouveaux numéros de la revue Savoir viennent de compléter l'inventaire en ligne : les numéros 42 (juin 1997) à 50 (octobre 1999), le n°53 (juillet 2000), les numéros 56 (avril 2001) à 62 (septembre 2002). Voilà de quoi occuper de longues soirées d'hiver… 

Cliquez sur l'image pour accéder à la rubrique Savoir

mercredi 12 décembre 2012

Plus que quelques jours à attendre…

Le bouclage de la revue Savoir a laissé peu de temps à l'actualité du blog. Maintenant que le numéro de décembre 2012 repose entre les mains de l'imprimeur, il est temps d'annoncer sa toute prochaine parution en présentant sa couverture. 


Nouvelle maquette, nouvelle présentation, pages en couleurs, les lecteurs de la revue apprécieront ce « Nouveau départ », comme le titre l'édito de Dominique Lambert de La Douasnerie. Encore un peu de patience avant que les abonnés le reçoivent…

vendredi 30 novembre 2012

Les Veillées vendéennes

« A l’écoute de Dominique Lambert, j’ai toujours eu l’impression d’assister à une veillée du temps de la Restauration quand les anciens, le soir au coin du feu, racontaient la grand’guerre. Il me semble qu’il parle comme un acteur du drame… » Ces paroles recueillies lors d’une Veillée vendéenne résument à elles seules l’esprit de ces soirées qui perpétuent de paroisse en paroisse la transmission des traditions orales. 

Image de la 197e Veillée vendéenne à La Jumellière, le samedi 20 octobre 2012
« Pour recueillir tous ces témoignages, j’ai commencé il y a de cela trente ans, j’avais vingt ans ! – parcourir le vieux pays dans tous les sens, raconte Dominique Lambert de La Douasnerie dans l’introduction de ses Souvenirs de l’épopée vendéenne. Je crois que je connais l’histoire de chaque croix de carrefour de la Vendée Militaire, poursuit-il. J’allais frapper à la porte des anciens dont on m’avait dit qu’ils connaissaient les vieux dires. Eux-mêmes avaient entendu raconter la grand’guerre par leurs grands-parents, lesquels avaient parlé avec une telle conviction que mes témoins me disaient parfois : J’ai vu dire… A tel point que je me demandais s’ils ne croyaient pas avoir vu les événements qu’ils me racontaient. J’écoutais, un crayon et un carnet de notes sur la table, ici un châtelain, là un vieux curé de paroisse, plus loin un métayer qui en savait long. Cette enquête était passionnante, mais elle avait le défaut d’être lente. C’est pourquoi j’ai créé les Veillées vendéennes. Elles permettent de réunir le maximum de personnes intéressées par l’histoire de leur localité, possesseur ou non de traditions orales. »

« A une veillée, c’est une femme qui lui dit que sa mère avait connu Jeanne la mancote (manchote), cette petite fille qu’un soldat républicain de 1794 avait épargnée en ne lui tranchant qu’un poignet, afin qu’elle se souvienne. Elle avait vécu de petits métiers, on en avait une photographie prise devant l’église de sa paroisse. Il ne restait plus qu’à trouver le dossier de demande de pension et à lui rendre son nom… »

A l’instar d’Henri Bourgeois, directeur de la revue La Vendée historique au début du XXe siècle, Dominique Lambert de La Douasnerie poursuit encore aujourd’hui cette quête d’anecdotes en parcourant inlassablement ce vieux pays qu’il aime tant, pour transmettre à ses habitants la mémoire de leurs anciens. La prochaine étape aura lieu à Nuaillé, dans la Salle Chouteau, près de l'église, le vendredi 8 mars 2013 à partir de 20h30.

La carte ci-dessous localise les Veillées vendéennes animées depuis 1976, principalement dans les Mauges, sur la base de la liste établie par Wilfrid Paquiet dans la revue Savoir n°59 (décembre 2001). Elle sera complétée et mise à jour pour les Veillées de la décennie suivante.
   

Afficher Veillées vendéennes sur une carte plus grande

mercredi 28 novembre 2012

La tombe de la famille de Caqueray à La Jumellière

Parmi les visites de notre dernière journée vendéenne à La Jumellière, l'étape du cimetière fut marquée par l'allocution du général de Caqueray sur l'histoire de sa famille, dont la tombe, restaurée par des bénévoles de l'association Vendée Militaire, a retrouvé tout son lustre. 

La tombe de la famille de Caqueray après restauration
(en médaillon, le portrait de Frédéric Joseph de Caqueray de Valolive)

La tombe avant restauration
Cette tombe renferme les restes de Frédéric Joseph de Caqueray de Valolive, dit le chevalier de Caqueray, veuf de Madame Euphémie Béritault de La Contrie, chevalier de saint-Louis, ancien officier supérieur dans les armées vendéennes (campagne de 1815), ancien député de Maine-et-Loire, né le 14 décembre 1771, décédé en son hôtel à Angers, le 11 février 1845 ; d’Euphémie Béritault de La Contrie, née le 25 décembre 1790, décédée le 10 octobre 1818 ; de Marie Pauline Louise Hay des Nétumières, comtesse de Caqueray de Valolive, décédée le 31 décembre 1891, âgée de 80 ans ; de Béatrice Pauline Marie de Caqueray de Valolive, née le 17 janvier 1847 ; et de Raoul Frédéric Marie, comte de Caqueray de Valolive, ancien zouave pontifical (comme son frère Georges), décédé le 8 octobre 1900 à l’âge de 60 ans. Autant dire que nous avions là tout un pan d'histoire vendéenne que le prochain numéro de la revue Savoir nous relatera en détails…

mardi 27 novembre 2012

Plaques et Monuments – Le château de Vezins

L'inventaire des Plaques et Monuments de Vendée Militaire s'enrichit petit à petit depuis la mise en ligne du blog. Nouvelle image aujourd'hui, celle du château de Vezins, où l'association a évoqué le 20 août 2000 le séjour de la Duchesse de Berry en ces lieux, le 7 juillet 1828.




samedi 24 novembre 2012

La Journée vendéenne de La Jumellière en DVD

Le DVD vient de sortir ! Revivez chez vous l'intégralité de la Journée du 20 octobre dernier, en hommage au chanoine François Uzureau…


Au menu : l'inauguration de la plaque commémorative à la mémoire du chanoine François Uzureau, le vin d'honneur à la mairie de La Jumellière, la visite commentée au cimetière des tombes du chanoine Uzureau et de la famille de Cacqueray, et la Veillée vendéenne animée par Dominique Lambert de La Douasnerie sur le thème de La Jumellière au temps des Guerres de Vendée

Le DVD est disponible au pris de 18 euros (port inclus) auprès de Bellavista 13 (13 Villa Bellevue 75019 Paris), à commander par courrier (chèque à l'ordre de Bellavista 13).

mardi 20 novembre 2012

22 septembre 1996, la Vendée Militaire au Fief-Sauvin

Unique en France, le monument aux morts du Fief-Sauvin offre la particularité de porter une statue de Vendéen répondant au Poilu de 14-18 comme un écho aux sacrifices des enfants du pays, d’une Grande Guerre à l’autre. Vendée Militaire y a marqué d’une plaque sa journée d’hommage à cette paroisse vendéenne, le 22 septembre 1996. 

Le monument aux morts du Fief-Sauvin
Commencé par une messe célébrée par l’abbé Auger dans l’ancienne église Notre-Dame – démolie l’année suivante – ce dimanche de commémoration s’est poursuivi autour du monument aux morts sur lequel le maire de la commune, Jean-Marie Reveau, dévoila la plaque « à la mémoire des habitants du Fief-Sauvin morts pour la défense de leur foi ». Dominique Lambert de La Douasnerie relata ensuite l’historique du lieu. 

Ce monument érigé sur les fondations d’un ancien moulin à vent, le Moulin Drouet, fut inauguré en 1923. La famille Lallemand, propriétaire du terrain, en avait fait don à la municipalité, sous réserve qu’un combattant vendéen figurât aux côtés d’un soldat de 14-18. Il faut dire que la Révolution fit un grand nombre de victimes parmi les ancêtres de cette famille sauvinoise. Ces dernières comptent parmi les 350 recensées au sein du martyrologe de la paroisse. 

Après le déjeuner, la soixantaine de participants a entamé un périple à travers les lieux de mémoire du Fief-Sauvin, captivée par les récits hauts en couleurs de Dominique Lambert de La Douasnerie, fin connaisseur de l’histoire locale. C’est ici, en effet, qu’il avait organisé sa toute première Veillée vendéenne, en novembre 1976. 


La première étape, à l’église, fut l’occasion d’évoquer la situation de la paroisse à la veille de la Révolution, la Constitution civile du clergé, la vie clandestine de l’abbé Laurent Gruget caché dans les fermes pour échapper aux persécutions, et l’insurrection de mars 1793 au Fief-Sauvin. 

Un deuxième arrêt au monument au mort permis d’expliquer la formation des compagnies de la paroisse, placées sous les ordres de Bonchamps. Non loin de là, sur le chemin de la Bérangerie, seize membres de la famille Colombier furent massacrés en 1794. 

Le Vendéen sur le monument aux morts
du Fief-Sauvin
Passée la Godinière, où naquit un commissaire aux vivres de Bonchamps, le groupe s’est porté vers les méandres de l’Evre, dont les coteaux pittoresques ont été le théâtre d’un effroyable drame, le 1er février 1794. Ce matin-là, les Bleus ont franchi le gué sur l’Evre à Guicholet, après avoir perpétré un massacre sur l’autre rive, à Chillou. Les coups de feu jettent l’alarme à la ferme de la Chévrie, située près de la route qui mène les soldats vers le bourg du Fief-Sauvin. Toute la famille Audouin s’enfuit vers un refuge dans le coteau du Céleron, un abri sous roche caché par d’épais fourrés, priant pour que les « chasseurs » et leurs chiens ne parviennent pas à franchir les rideaux de ronces. Sa supplique sera exaucée. D’autres n’auront pas la même chance… 

Car au loin résonnent les jurons des soldats poussant devant eux les malheureux tombés entre leurs mains, jusqu’au sommet d’un rocher d’où ils les précipitent dans une eau glacée. Les mêmes cris d’effroi éclatent sur l’autre berge, au bois du Vigneau, où la traque des Bleus jette de nouvelles victimes au fond de l’Evre, des habitants du Fief-Sauvin et de Saint-Martin de Beaupréau qui pensaient trouver là un asile sûr. Leurs corps charriés par l’eau rougie de sang viendront s’amasser en aval contre la chaussée du Moulin Neuf. 

Carte des lieux cités dans l'article
Ce grand massacre et la destruction du bourg par les Colonnes infernales sont restés dans les mémoires grâce aux témoignages des survivants, transmis dans les familles, de génération en génération, et préservés aujourd’hui par des journées de commémoration comme celle-ci.

lundi 19 novembre 2012

Lettre de l'évêque d'Angers à l'association Vendée Militaire


Chers amis,


En ce 20 octobre 2012, réunis comme chaque année pour une journée de mémoire, vous faites revivre à La Jumellière le souvenir du Chanoine François Uzureau, bien connu dans notre diocèse d’Angers pour son beau ministère de prêtre (il fut aumônier de la prison pendant 46 ans) et son important travail d’historien, particulièrement sur les guerres de Vendée.

Dans la Semaine Religieuse (n° de 1949), on note que François Uzureau prit très tôt « le goût de la recherche et du document » et l’on souligne « son entière impartialité » dans son œuvre d’historien. On voit en lui « une belle physionomie de prêtre et de chercheur, qui mérite de vivre dans le souvenir de ceux qui l’ont connu, et de ceux qui ont mis à profit les richesses de son érudition ».

« Les peuples sans mémoire sont des peuples sans avenir. La vitalité de la mémoire est la condition de tout progrès humain. » (Mgr J. J. Bruguès, Actes de la Conférence internationale pour l’Education catholique, juillet 2009) Je souhaite que cette journée centrée sur notre riche histoire régionale soit propice à la réflexion. L’enseignement de la mémoire doit contribuer à rendre l’homme toujours plus humain.


Angers, le 2 octobre 2012
Emmanuel Delmas, évêque d’Angers

vendredi 16 novembre 2012

Andrezé, premier numéro des « Paroisses et Soldats de l’Armée vendéenne »

Vendée Militaire était encore une toute jeune association lorsque Dominique Lambert de la Douasnerie se lança dans la rédaction d'une nouvelle collection de monographies sur les paroisses vendéennes. Et c’est Andrezé qui inaugura ce long travail de recherches.  

Le projet s'est fait jour dès les premières années, dans la foulée des Veillées vendéennes organisées à travers les Mauges. Chacun de ces événements se préparait en archives afin de rassembler les informations sur l’histoire locale, puis de les confronter à la tradition orale si précieuse pour renouer le fil du temps.

Les chroniques, et les Veillées vendéennes qui les enrichissaient de nouveaux souvenirs collectés à cette occasion, ont naturellement conduit Dominique Lambert de la Douasnerie à les coucher par écrit pour préserver cette mémoire fragile. 

Le premier de ces cahiers des Paroisses et Soldats de l’Armée vendéenne, consacré à Andrezé, renoue avec les récits des Veillées. Il nous replonge dans ce vieux bocage impénétrable, ses landes, ses jachères, ses champs clos, ses étroits chemins percés de fondrières, ses bourgs animés où se côtoient le paysan et le tisserand. Il nous raconte les débuts de la Révolution, le grand hiver 1788-1789, les échos des premières réformes, la dérive d’un pouvoir livré aux délires des factions, et bientôt la grande insurrection vendéenne dressée contre la tyrannie. Il égrène le triste martyrologe de la paroisse (pages 42-43), mais aussi la liste des combattants (pages 63-85), ces valeureux gars des Mauges qui, à l’instar du Paysan vendéen de Chateaubriand (reproduit en pages 60-62), peuplent le Livre d’Or des Géants de la Vendée. 

D'année en année de nouveaux cahiers ont complété cette collection, offrant à la Vendée Angevine une incomparable documentation historique, et à ses paroisses la sauvegarde de leur mémoire.

samedi 10 novembre 2012

La Jumellière au temps des Guerres de Vendée

Présenté lors de la journée vendéenne du 20 octobre dernier, le Recueil de textes sur La Jumellière et les environs est disponible auprès de Vendée Militaire, au prix de 33 € (port inclus). 

Cet ouvrage rassemble quatre textes :
  
Les batailleurs de La Jumellière, par Dominique Lambert de La Douasnerie ;
  
– Les articles du chanoine Uzureau sur La Jumellière, sa paroisse natale, suivis de notes biographiques sur leur auteur, rédigés par Jacques Levron et H. Chevalier ;
  
Le « Grand Choc de Chemillé » et le pardon de M. d'Elbée, par Dominique Lambert de La Douasnerie ;
  
Notes et récits pour servir à l'histoire des guerres de Vendée, les débuts de l'insurrection à Chemillé, par Henri Baguenier Desormeaux.

Recueil de textes sur La Jumellière et les environs
14,8 x 21 cm, 235 pages, 33,00 € (port inclus)

vendredi 9 novembre 2012

18 avril 1794, Vendredi Saint sanglant à La Chapelle-du-Genêt

A la sortie du bourg de La Chapelle-du-Genêt, sur la route de Saint-Philbert-en-Mauges, une croix de granit arbore une plaque d’ardoise posée à la mémoire Marie-Catherine Gaultier et Pierre Moreau, fusillés à Avrillé, et des habitants de la paroisse « massacrés en haine de la foi ». Plusieurs de ces martyrs succombèrent lors du passage des Bleus, le 18 avril 1794. 

La Croix des Martyrs, aussi appelée Croix Deniau

A cette date, jour du Vendredi Saint, treize personnes furent surprises et massacrées par des soldats républicains à La Chapelle-du-Genêt. Parmi elles se trouvaient Jeanne Lantier, veuve Mondain, âgée de 36 ans, et quatre de ses cinq enfants. Le récit de cette tuerie a été collecté auprès de témoins oculaires par l’abbé Félix Deniau qui l’a reproduit dans son Histoire de la Guerre de la Vendée

Plaque posée par Vendée Militaire
le 17 avril 1994
Mme Mondain, qui habitait ce dernier bourg [La Chapelle-du-Genêt], venait de le quitter avec ses six petits enfants dont le plus grand n’avait que 9 ans ; elle s’acheminait vers le moulin du Pont, lorsque deux Bleus, détachés de leur corps, tombent sur elle, et la somment, pour conserver sa vie, de leur livrer ses bijoux ; elle s’exécute, mais les féroces soldats, non satisfaits de l’avoir dépouillée, lui disent : « Maintenant que tu n’as plus rien, brigande, tu vas mourir » et aussitôt ils la frappent à coups de sabre, lancent en l’air ses plus petits enfants, les reçoivent sur la pointe de leurs baïonnettes et transpercent les plus grands. Quand ils croient que ces enfants n’ont plus de vie, ils donnent le coup de grâce à la pauvre mère que, par un raffinement de cruauté, ils font mourir la dernière. 

Après leur départ, les jeunes Raimbault et Poilâne, âgés de 12 ans, cachés dans les branches d’un chêne voisin et qui avaient été témoins de ce massacre, accourent près des victimes et trouvent respirant encore l’un des garçons et l’une des petites filles. Ils les transportent à la Fallette, métairie voisine, où les demoiselles Langlois leur prodiguent les soins les plus empressés. Le petit garçon qui avait la poitrine blessée de sept coups de baïonnettes guérit de ses blessures ; mais la petite fille succomba. 

L'église de La Chapelle-du-Genêt,
si typique des Mauges,
et dont les parties les plus anciennes
remontent au XVIe siècle
Les faits ont été rapportés par les deux jeunes témoins, Raimbault et Poilâne, mais aussi par Martin Goubault, laboureur de La Chapelle, qui arriva sur les lieux après le drame. 



L’enfant survivant s’appelait François Mondain. Il était né à La Chapelle-du-Genêt le 19 septembre 1792. Son père, René Mondain, prit les armes au début du soulèvement et mourut à la fin de l’année 1793. François participera quant à lui au soulèvement de 1815, dans l’armée commandée par d’Autichamp. 

Sources :  
Deniau (abbé Félix), Histoire de la Guerre de la Vendée, tome III, p. 82, note 3. Cet événement ajouté en note a été situé par erreur en octobre 1793. 
Paroisses et soldats de l’armée vendéenne, XXIII, La Chapelle-du-Genêt, édité par Vendée Militaire, Angers, 1994, pp. 38-40 (avec la reproduction de la demande de pension de François Mondain).

mercredi 24 octobre 2012

La Journée de Vendée Militaire à La Jumellière

L’association Vendée Militaire organisait samedi dernier, 20 octobre, une journée à la mémoire du chanoine F. Uzureau à La Jumellière, près de Chemillé. 

Inauguration de la plaque commémorative (de gauche à droite) :
Jean Uzureau, Joseph Baranger (premier adjoint), Dominique Lambert et Jacky Blon
François Constant Uzureau est né à La Jumellière en 1866. Ordonné prêtre en 1890, il reçut la charge d’aumônier de la prison d’Angers et du Champ des Martyrs d’Avrillé. Ce passionné d’histoire de l’Anjou et des Guerres de Vendée est passé à la postérité pour avoir dépouillé une somme immense d’archives à partir desquelles il a publié, sa vie durant, un nombre considérable d’ouvrages. Sa bibliographie prolifique, et jusqu’à présent incomplète, est en cours d’élaboration sous l’égide de Vendée Militaire. Elle devrait former à elle seule un ouvrage de 500 pages, tant ses écrits sont nombreux. Le président de l’association, Dominique Lambert, a souligné à plusieurs reprises la contribution essentielle de cet historien à la connaissance des Guerres de Vendée. C’est la raison pour laquelle il a souhaité lui rendre hommage lors de cette journée.
  

Le programme a commencé à 10h par une messe célébrée en l’église de La Jumellière par l’abbé Jacques Gourdon, petit-neveu du chanoine Uzureau, qui officia avec le calice de son grand-oncle. Les participants se sont ensuite rendus à quelques pas de là, devant le cimetière, pour inaugurer la plaque commémorative scellée dans le mur près de l’entrée, sous une petite pluie d’automne envoyée par le Ciel pour la bénir. Après une courte allocution de Jean Uzureau, autre petit-neveu de l’historien, et de Dominique Lambert, la plaque fut dévoilée : Dans ce cimetière repose le chanoine F. Uzureau (1866-1948) Historien de l’Anjou et des guerres de Vendée, Vendée Militaire, 20 octobre 2012.
 
Tout le monde est alors remonté en voiture, en direction de Chemillé, pour déjeuner à l’Auberge de l’Arrivée. C’était là l’occasion de faire plus ample connaissance avec les membres de l’association autour d’un excellent repas. Dominique Lambert n’a d’ailleurs pas manqué de saluer les Brigands du Bocage lors de ses remerciements.

Tombe du chanoine Uzureau dans le cimetière de La Jumellière

Passé ce moment de convivialité, chacun a repris le chemin du cimetière de La Jumellière pour deux dépôts de gerbes, le premier sur la tombe du chanoine Uzureau, le second sur celle de la famille de Cacqueray, entièrement restaurée par des bénévoles de l’association, et sur laquelle le général de Cacqueray a retracé la vie mouvementée de son ancêtre au temps de la Révolution.


L’hommage au chanoine Uzureau était réservé pour la veillée vendéenne – la 197e ! – animée dans la salle des Deux Chênes. Dominique Lambert y a brossé un portrait de l’historien avec la verve des grands conteurs. Une centaine de personnes étaient présentes pour écouter ce passeur de mémoire. Deux heures durant, sans le moindre accroc, ses paroles nous ont plongés dans les archives que le chanoine a ouvertes à notre connaissance, puis entraînés à l’époque des Guerres de Vendée, lorsque la colonne infernale de Cordelier ravageait la paroisse de La Jumellière. Pour qui n’a pas eu la chance d’assister à cette veillée, Vendée Militaire la proposera prochainement dans le DVD souvenir de cette journée.
  
Un livre retraçant l'histoire de La Jumellière et du chanoine Uzureau a également été présenté au public. Ce nouveau titre est disponible auprès de l'association, au prix de 33 euros (port compris).